Au milieu de la campagne d'Indian Wells, Carlos Alcaraz a dû gérer une distraction inattendue : son frère et coach Álvaro venait d'être sacré « Hottie Coach of the Year » par le podcast Nothing Major. Une parenthèse légère, mais révélatrice d'un état d'esprit serein chez le numéro un mondial, qui a passé le troisième tour le 10 mars en dominant Arthur Rinderknech sur le score de 6-7(8), 6-3, 6-2.
Álvaro Alcaraz, du coaching au trophée improbable
Carlos Alcaraz n'est pas le seul membre de la famille à faire parler de lui à Indian Wells. Son frère aîné Álvaro, 26 ans, récemment intégré au staff d'entraîneurs du numéro un mondial, a remporté un titre d'un genre particulier : celui de coach le plus séduisant de l'année selon les auditeurs du podcast Nothing Major. Le vote s'est déroulé en plusieurs tours, et Álvaro a décroché la victoire en finale face à Marat Safin, désormais entraîneur d'Andrey Rublev.
Ce type de compétition informelle, portée par les fans du circuit, circule régulièrement sur les réseaux. Mais le fait qu'Álvaro — présent depuis peu dans l'entourage de son frère — en soit sorti vainqueur a manifestement amusé une bonne partie du vestiaire.
« J'étais peut-être plus nerveux que pour mon propre tournoi »
Carlos Alcaraz a réagi avec le sourire lors d'une conférence de presse. Il ne cachait pas avoir suivi l'affaire de près, et sa réponse en dit long sur la complicité qui unit les deux frères. Il confia :
« Bien sûr que j'étais au courant. J'étais peut-être plus nerveux que pour mon propre tournoi ici [...] Je suis content que mon frère ait remporté le Hottie Coach of the Year. »
La boutade sur la nervosité reflète une chose concrète : l'intégration d'Álvaro au staff n'est pas anodine. Rejoindre l'équipe d'un joueur numéro un mondial à 26 ans, fût-il votre frère, implique une exposition inédite. Ce petit trophée décalé est venu ponctuer une semaine déjà chargée.
Un troisième tour maîtrisé, malgré une entame compliquée
Sur le court, Alcaraz a livré un match en deux temps face à Rinderknech. Le premier set fut âpre : l'Espagnol dut s'employer jusqu'au jeu décisif, concédé 8 points à 10. La suite fut plus nette — 6-3, 6-2 — avec 11 aces au compteur et 72 % de premières balles. Le détail du match montre un joueur qui a su hausser son niveau après avoir lâché la première manche.
Ce qui frappe, c'est la capacité à réajuster rapidement. Perdre un tie-break serré aurait pu peser. Il n'en fut rien.
Ruud en huitièmes, le vrai test approche
Le prochain obstacle sera Casper Ruud, attendu en huitièmes de finale. Le Norvégien, compétiteur acharné sur surface dure, n'a aucune raison de faciliter la tâche du numéro un mondial. Pour Alcaraz, l'enjeu dépasse le simple résultat : Indian Wells est un tournoi où il a déjà soulevé le trophée en 2023 et en 2024. Une troisième victoire consécutive ferait d'Indian Wells un territoire à part dans sa carrière. Le rendez-vous face à Ruud devrait avoir lieu dans les prochains jours, et constituera sans doute l'un des tests les plus sérieux de cette quinzaine californienne.




