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Alcaraz impressionne Djokovic… sur le green d'Indian Wells

En marge du tournoi d'Indian Wells, Carlos Alcaraz a époustouflé Novak Djokovic lors d'une partie de golf improvisée, frappant un drive de 300 yards dès le premier trou pour viser un eagle.

Camille Lefèvre
12 mars 2026
3 min
Alcaraz impressionne Djokovic… sur le green d'Indian Wells

En marge de leurs obligations sur le court, Carlos Alcaraz, Novak Djokovic et Alexander Zverev ont troqué leur raquette pour un club de golf lors de l'Indian Wells Masters. Une parenthèse détendue qui a rapidement tourné au concours improvisé — et c'est l'Espagnol de 22 ans qui a volé la vedette.

Un eagle pour briser la glace

Carlos Alcaraz, numéro un mondial, n'a pas tardé à marquer les esprits. Dès le premier trou — un par cinq — il frappa une balle à environ 300 yards, se plaçant d'emblée en position d'attaquer le green pour un eagle. Une entrée en matière qui laissa ses partenaires du jour sans voix.

Pour Novak Djokovic, qui partageait le fairway avec Alcaraz et Zverev pour la première fois, la scène résuma quelque chose d'essentiel sur le champion espagnol. Le Serbe, de son propre aveu, ne pratique plus le golf aussi régulièrement qu'autrefois. La différence de niveau se fit sentir d'entrée.

« Je me pointe, et le gars expédie un drive de 300 yards, par cinq, et il part à l'eagle. Je me dis : 'Mec, est-ce qu'il y a quelque chose dans lequel tu n'es pas bon ?' »

La force brute, au-delà du court

Ce qui frappe, c'est la réaction sincère de Djokovic face à la puissance physique d'Alcaraz. Pas une boutade calculée, mais un étonnement réel devant une capacité athlétique qui dépasse le cadre du tennis. Le Serbe parla de « raw power » — une force brute qui s'exprime sur toutes les surfaces, même celles avec dix-huit trous.

Djokovic ajouta qu'Alcaraz « aime son golf » et qu'il est visiblement « en chemin » pour y progresser sérieusement. Une anecdote légère, mais qui dit quelque chose sur la façon dont un joueur comme Alcaraz aborde la compétition quelle qu'elle soit — avec la même application instinctive.

Des rivaux qui savent lever le pied

La sortie révèle aussi une autre facette de la relation entre ces joueurs. Sur le court, la rivalité est réelle : Djokovic et Alcaraz se sont affrontés à onze reprises, avec des matchs intenses en Grand Chelem. Mais en dehors des lignes, la coexistence semble sincère.

Djokovic le dit lui-même : beaucoup de rires, de piques amicales, de « mind games » sur le green. Une après-midi hors du temps, avant de reprendre les hostilités. Ce type de moment, rare sur le circuit, en dit long sur la capacité de ces champions à compartimenter compétition et vie en dehors.

Le contexte est important : au moment de cette partie de golf, les deux hommes étaient encore en lice dans le tableau principal. Depuis, leurs trajectoires ont divergé. Djokovic a été éliminé au quatrième tour par Jack Draper (voir le détail du match — 4-6, 6-4, 7-6(7)), tandis qu'Alcaraz a franchi ce même tour en dominant Casper Ruud 6-1, 7-6(2).

Alcaraz, toujours en course pour un nouveau titre dans le désert

Djokovic retrouvera son vestiaire plus tôt que prévu cette semaine à Indian Wells. Alcaraz, lui, poursuit sa route dans le tableau et vise un nouveau titre sur le dur américain. Le numéro un mondial, qui a déjà remporté ce tournoi par le passé selon les données du tournoi, sait ce que vaut cette surface et cet environnement.

La prochaine étape pour l'Espagnol sera connue à l'issue du tableau, avec des adversaires potentiellement redoutables en demi-finale et finale. Pour Djokovic, le bilan de cette semaine restera cette image : un jeune homme qui envoie une balle à 300 yards sur un par cinq, et qui lui sourit en retour. De quoi marquer les mémoires, tout de même.

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