À Wimbledon, Jannik Sinner est annoncé comme le grand favori. Le Suédois Bjorn Borg a estimé que l’absence de Carlos Alcaraz et la solidité du numéro 1 rendaient l’Italien très difficile à déloger au All England Club.
Depuis les tribunes, on sentait déjà la tension quand Borg a posé son regard sur le tableau : Sinner démarrait la compétition avec le statut de tête de série. Dès le premier tour, il devait affronter Miomir Kecmanovic, une affiche qui lançait directement le duel au rythme du gazon, là où les appuis se font plus courts et où l’échange se resserre.
Le tableau s’ouvre sans Carlos Alcaraz
Le nom de Carlos Alcaraz a disparu du tableau en raison de soucis au poignet. Dans les allées du Central, l’absence a pesé dès l’échauffement : les conversations tournaient autour d’un seul scénario, celui d’un leadership plus exposé pour Sinner, mais aussi plus lisible pour les autres prétendants.
Borg a expliqué qu’il ne voyait pas de raison de s’attarder sur ce qui s’est passé avant Wimbledon. Il a aussi souligné que l’Italien, en tant que numéro 1, devait simplement accepter la mission : être celui qu’on vise, celui qu’on doit battre. “Jannik est un grand champion, numéro 1 mondial, et un joueur redoutable. Il a montré toute l’étendue de son talent sur gazon. Je ne sais pas ce qui s’est vraiment passé à Roland-Garros, mais je suis certain qu’il a tourné la page”, a déclaré Bjorn Borg.
Sur le court, ce changement de pression se lit dans les gestes : on voit les joueurs accélérer plus tôt leur tempo, comme si le gazon exigeait une décision au premier contact. Et quand une star manque à l’appel, les regards se fixent encore plus sur le joueur placé en haut du tableau.
Sinner, tête de série et champion en titre
Jannik Sinner devait débuter Wimbledon avec un statut particulier : à la fois tête de série et tenant du titre. Sur le gazon, la trajectoire des balles devient plus tendue, et le service prend une autre valeur. On l’a vu dans les matchs de préparation : Sinner a battu Medvedev 6-2 5-7 6-4, puis a battu Rublev 6-2 6-4 et battu Pellegrino 6-2 6-3.
Dans les tribunes, les spécialistes suivaient surtout la capacité à enchaîner les phases clés. Sur une surface où la balle “avance” plus vite après le rebond, un coup droit bien pris tôt permet de dicter le rythme. Sinner a aussi signé une victoire nette contre Tabur : battu Tabur 6-1 6-3 6-4.
Borg a résumé l’idée : Sinner avait, selon lui, les outils pour réussir à Wimbledon. Et il a ajouté que c’était désormais à tous les autres joueurs de construire leur plan pour le déstabiliser, à commencer par son premier adversaire du tableau principal.
Borg place Sinner au-dessus de la mêlée
Le nom de Bjorn Borg a continué d’occuper les conversations pendant que l’on évoquait les parcours sur gazon. Borg a rappelé qu’il fallait regarder le présent et la surface : ce n’est pas un tournoi où l’on peut survivre sans régularité dans l’intensité. Dans sa phrase la plus tranchante, il a insisté sur l’idée d’un joueur “déjà prêt”, et surtout sur la conséquence directe de l’absence d’Alcaraz.
« Jannik est un grand champion, numéro 1 mondial, et un joueur redoutable. Il a montré toute l’étendue de son talent sur gazon. Je suis certain qu’il a tourné la page. »
Sur le gazon du All England Club, cette confiance se traduit par des décisions plus rapides : pied qui se place, prise d’appui, puis accélération sur le premier coup. Quand Borg dit que Sinner est son favori, il parle aussi de cette impression ressentie : celle d’un joueur capable de tenir la cadence sur les échanges où tout se joue au contact.
La suite probable commence donc par Miomir Kecmanovic au premier tour de Wimbledon 2026. Ensuite, le tableau principal se dessinera au fil des éliminations, avec un enjeu clair pour Sinner : défendre le titre et conserver son statut de tête de file.




