À 38 ans, Novak Djokovic continue de rivaliser avec les meilleurs joueurs du monde. Stan Wawrinka, qui disputera sa dernière saison sur le circuit, a tenu à rendre hommage à son rival et ami de longue date, soulignant une longévité qu'il juge lui-même difficile à expliquer.
Vingt-deux ans de circuit, toujours dans le top 100
Stan Wawrinka et Novak Djokovic se sont rencontrés pour la première fois en 2004, au Challenger d'Aix-la-Chapelle. Vingt-deux ans plus tard, les deux hommes figurent encore dans le top 100 mondial. C'est là que ça se joue, dans la durée : peu de joueurs peuvent se targuer d'un tel ancrage dans l'élite sur une aussi longue période.
Wawrinka prendra sa retraite à l'issue de la saison. Djokovic, lui, continue. Actuellement classé numéro 3 mondial, le Serbe a déjà disputé une finale de Grand Chelem en 2026, à l'Open d'Australie, où il s'est incliné face à Carlos Alcaraz après avoir battu Jannik Sinner en demi-finale en cinq sets.
Melbourne comme référence, Indian Wells comme réalité
Le parcours australien de Djokovic a remis en lumière sa capacité à tenir la distance dans les grands rendez-vous. Sa victoire face à Sinner en demi-finale — 3-6, 6-3, 4-6, 6-4, 6-4 — en est l'illustration directe. Mais la finale perdue contre Alcaraz (2-6, 6-2, 6-3, 7-5) rappelle aussi que le rapport de force avec la nouvelle génération reste défavorable.
À Indian Wells, Djokovic s'est ensuite incliné face à Jack Draper au quatrième tour (4-6, 6-4, 7-6(7)), avant de déclarer forfait à Miami puis à Monte-Carlo. La gestion du calendrier est clairement une priorité pour le Serbe : il ne joue pas tous les tournois, il choisit ses batailles.
Wawrinka, témoin d'une exception
Celui qui observe tout ça depuis le vestiaire depuis plus de deux décennies, c'est Wawrinka. Le Suisse ne prend pas la parole souvent. Quand il le fait sur Djokovic, c'est avec une admiration sans ambiguïté. Il a déclaré :
« Seul Novak sait ce qu'il peut encore accomplir sur le circuit. Il est certainement toujours au sommet du sport — il est numéro 3 mondial et a déjà joué une finale de Grand Chelem cette saison. C'est incroyable de le voir jouer et de constater qu'il est encore capable d'être compétitif malgré son âge avancé. »
Ce qui frappe dans ces mots, c'est la précision. Wawrinka ne parle pas en termes vagues de « niveau » ou de « forme ». Il pointe les faits : un classement, une finale de Majeur. Pour quelqu'un qui a lui-même évolué au plus haut niveau, ce cadrage factuel vaut plus qu'un éloge convenu.
La question de la durée, que Djokovic seul peut trancher
Djokovic fêtera ses 39 ans en mai. Les spéculations sur la fin de carrière du Serbe reviennent à chaque blessure, chaque forfait. Wawrinka lui-même reconnaît qu'on en est réduit aux conjectures : seul le principal intéressé connaît ses limites réelles.
Ce qui est certain, c'est que le modèle Djokovic — adapter son jeu, gérer son corps, ne pas saturer le calendrier — reste une référence pour tout joueur cherchant à prolonger sa carrière au plus haut niveau. La question qui se pose maintenant est simple : combien de Majeurs peut-il encore inscrire dans ce régime de gestion sélective ?
Après son forfait à Monte-Carlo, Djokovic devrait faire son retour sur terre battue en vue de Roland-Garros. Il défendra ses points de 2025 sur une surface où sa présence au tableau sera scrutée de près par les prétendants au titre. Wawrinka, de son côté, poursuit une dernière saison sur le circuit, avec un classement actuel au 99e rang mondial.




