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Swiatek-Roig : Gilbert pose la bonne question

Brad Gilbert, ex-coach de Coco Gauff, s'interroge sur la capacité de Francisco Roig à s'adapter à Iga Swiatek, après une collaboration avortée avec Emma Raducanu.

Lena Kovac
9 avril 2026
3 min
Swiatek-Roig : Gilbert pose la bonne question

La nouvelle association entre Iga Swiatek et le coach espagnol Francisco Roig fait déjà parler dans les coulisses du circuit. Brad Gilbert, ancien entraîneur de Coco Gauff, a formulé publiquement ce que beaucoup pensent tout bas : saura-t-il s'adapter à une joueuse de ce calibre ?

Un recrutement qui interpelle

Il a rejoint l'équipe d'Iga Swiatek il y a quelques semaines, trois mois seulement après la fin de sa collaboration avec Emma Raducanu. La Polonaise, actuellement quatrième mondiale, affiche un bilan de 12 victoires et 6 défaites depuis le début de l'année. Roig hérite donc d'un chantier ouvert, et pas des moindres.

L'Espagnol de 58 ans a passé près de deux décennies dans l'entourage de Rafael Nadal, sans en avoir été le coach principal. Sa première expérience en tant que responsable technique d'une joueuse du circuit féminin s'est soldée par une rupture avec Raducanu au bout de six mois, la Britannique ayant elle-même évoqué des divergences sur l'orientation de son jeu avant même que la séparation soit officialisée.

La question de Gilbert

C'est dans ce contexte que Brad Gilbert a pris la parole sur le Big T Podcast. L'Américain, qui a accompagné Coco Gauff jusqu'à son premier titre du Grand Chelem à l'US Open 2023, a choisi ses mots avec soin.

« C'est la première fois qu'il va coacher quelqu'un de ce rang. Il sera intéressant de voir s'il peut s'adapter à la joueuse [...]. Emma et lui semblaient avoir des divergences sur la façon dont elle devait jouer. »

Gilbert a ensuite développé sa propre conception du métier de coach : ne pas imposer un style, mais partir des besoins du joueur. Une philosophie qui, implicitement, contraste avec ce qu'il perçoit de la méthode Roig.

L'enjeu de l'adaptation

La question n'est pas anodine. Swiatek n'est pas n'importe quelle joueuse — ancienne numéro une mondiale, 27 titres au compteur — et elle traverse une période où les résultats ne sont pas à la hauteur de ses standards habituels. Lors de ses dernières sorties, elle a concédé des défaites face à Linette (1-6 7-5 6-3) et Svitolina (6-2 4-6 6-4), malgré des débuts de match prometteurs.

Roig arrive dans un contexte où la marge d'erreur est réduite. La Polonaise sait ce qu'elle veut sur le court — son coup droit puissant et ses rotations liftées sont depuis longtemps sa marque de fabrique — et toute tentative de reconfigurer son jeu devra composer avec une identité tennistique solidement ancrée. Ce n'est pas anodin pour un entraîneur dont la précédente collaboration s'est fracassée précisément sur cet écueil.

Une association à suivre de près

Le cas Roig-Swiatek pose une question plus large sur le circuit féminin : comment un entraîneur, même expérimenté, peut-il s'imposer auprès d'une joueuse qui a construit son excellence en grande partie sans lui ? Le parallèle avec l'épisode Raducanu reste dans toutes les mémoires, même si les deux situations sont évidemment différentes.

Les prochaines semaines diront si le courant passe entre les deux. La saison sur terre battue s'ouvre, et c'est justement la surface sur laquelle Swiatek s'est le plus souvent imposée. Un test grandeur nature pour une association qui commence à peine à trouver ses marques.

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