Jannik Sinner a validé son billet pour le troisième tour à Wimbledon après deux victoires, mais Greg Rusedski a estimé que le vrai défi pourrait venir ailleurs que sur le court. À ses yeux, la chaleur de la deuxième semaine peut perturber la défense du titre sur gazon.
Dans son analyse, Greg Rusedski a d’abord regardé le chemin immédiat de Jannik Sinner : l’Italien a battu Miomir Kecmanovic puis Nuno Borges pour se hisser au troisième tour. Il a aussi rappelé que le champion sortant n’a pas toujours tenu son service au début du tournoi, concédant des breaks et devant gérer des moments serrés, notamment lors de deux tie-breaks. Sur Wimbledon, où le gazon impose un rythme particulier, les détails prennent vite de l’importance.
Des victoires acquises, malgré des frictions
Face à Miomir Kecmanovic, Jannik Sinner a remporté son match et a traversé les deux premiers tours avec des contrastes. Il a notamment perdu son engagement à “quelques reprises” au début du tournoi, avant de finir par faire la différence. Rusedski a noté un point concret : sur ces deux rencontres, Sinner a frappé “plus de 60 aces” au total.
Contre Nuno Borges, le scénario a été plus nerveux. Sinner a gagné en devant passer par deux tie-breaks et en se sortant d’un point de set. L’ancien numéro un britannique a insisté sur la logique : à ce stade, l’essentiel était de passer, même si le niveau affiché n’a pas totalement convaincu.
Le problème, ce ne serait pas le niveau
Greg Rusedski ne s’est pas montré inquiet pour la capacité de Jannik Sinner à élever son jeu au fil des tours. Il a expliqué que les grands champions ont souvent besoin d’un temps d’adaptation dans un tournoi, plutôt que d’être immédiatement au sommet dès le premier match. Dans cette lecture, Sinner devait continuer à progresser rencontre après rencontre.
Rusedski a toutefois reconnu qu’il n’avait pas été “particulièrement impressionné” par la prestation de l’Italien contre Nuno Borges. Il a surtout retenu la nécessité d’absorber la pression : survivre à deux tie-breaks et à un point de set, puis conclure. Le choix tactique qui a dominé a été simple : sécuriser les moments clés pour rester dans le match.
La deuxième semaine et la chaleur, principal doute
Le frein principal, selon Greg Rusedski, ne se situait pas dans la qualité de jeu de Jannik Sinner, mais dans les conditions. Il a pointé le risque d’un retour de températures élevées pendant la deuxième semaine, avec un effet potentiel sur la capacité à tenir physiquement et à rester efficace quand la fatigue s’installe.
Rusedski a relié cette inquiétude à un précédent récent : Jannik Sinner avait connu des problèmes physiques à Roland-Garros “il y a un mois”. À Wimbledon, sur gazon, la question de la chaleur devient, pour lui, le vrai test dans la perspective de la fin de tournoi. Ce qui a fait la différence, d’après lui, c’est que la première partie du tableau peut permettre de “se régler”, mais que la deuxième semaine oblige à trouver une solution concrète.
Brooksby au troisième tour : un premier verrou
Pour la suite immédiate, Jannik Sinner a rendez-vous avec Jenson Brooksby au troisième tour. Le duel arrive avant que la deuxième semaine ne puisse, selon Rusedski, poser davantage de questions. Le champion sortant devra donc enchaîner sans trop laisser la gestion des détails le rattraper, tout en préparant la transition vers les matchs à enjeu.
Dans le scénario que dessine Greg Rusedski, Novak Djokovic reste le rival le plus proche et pourrait être un adversaire majeur sur la route. Pour l’instant, Sinner était “sur la bonne voie”, et le prochain objectif se résumait à une chose : passer Jenson Brooksby et garder le contrôle de la marche vers les tours décisifs à Wimbledon.




