Greg Rusedski a rapproché Jannik Sinner de Rafael Nadal sur un point central : la capacité à rester maître de soi quand le match bascule. L’ancien finaliste du Grand Chelem a expliqué que, chez les meilleurs, la technique peut varier, mais que l’effondrement mental n’est pas une option.
Rusedski a appuyé son parallèle sur une idée qu’il a déjà vue chez Nadal, notamment lors de l’US Open 2019. Il a rappelé que l’erreur technique fait partie du sport, tandis que perdre le contrôle mental n’a pas sa place au niveau d’exigence qui sépare l’élite du reste.
La phrase de Nadal, le fil rouge de Rusedski
Dans son analyse, Rusedski a resitué le raisonnement de Nadal dans une formule devenue emblématique. Le Britannique a souligné que le Basque a mis l’accent sur la différence entre ce qu’on peut rater sur le plan technique et ce qu’on ne doit pas laisser se dégrader sur le plan mental.
« Techniquement, je peux faire des erreurs, mais mentalement, je ne peux pas me permettre de m’effondrer. »
Ce rappel a servi de base à la comparaison : pour Rusedski, la stabilité mentale et l’intelligence de lecture du match sont des constantes chez les joueurs capables de gérer les moments qui comptent. Il a aussi insisté sur la façon dont l’Italien apprend de ses erreurs, sans perdre sa capacité à rester posé.
Sinner, la clarté dans les moments clés
Jannik Sinner a été décrit comme un joueur qui construit sa réussite autour d’un contact de balle propre et d’une régularité solide. Mais l’élément mis en avant par Rusedski ne s’est pas arrêté là : c’est aussi la manière de demeurer calme sous pression, et d’ajuster après une erreur.
Rusedski a mis en avant l’intelligence de décision de Sinner dans les instants décisifs. Il a évoqué sa capacité à lire le match, à adapter son approche et à gérer le risque quand les points deviennent plus lourds. Ce contrôle se voit aussi, selon lui, dans la façon de conserver sa ligne de jeu lors des échanges à forte intensité.
Sur ses cinq derniers matchs, Sinner a remporté chacun de ses cinq rendez-vous : victoire contre Fils (6-2 6-4), victoire contre Jodar (6-2 7-6(0)), victoire contre Norrie (6-2 7-5), victoire contre Moller (6-2 6-3) et victoire contre Bonzi (6-7(6) 6-1 6-4).
Quand la comparaison va au-delà du style
Rafael Nadal a servi de référence, mais pas pour une ressemblance de jeu à proprement parler. Rusedski a expliqué que son rapprochement avec Sinner ne concernait pas le style : il touchait la zone la plus déterminante, celle de l’état d’esprit au moment où tout se joue.
Il a aussi rappelé un principe simple : dans un sport où les écarts sont minces, les matches ne se gagnent pas seulement par la qualité du tennis produit, mais par la capacité à tenir mentalement les séquences charnières. Rusedski a ainsi opposé la maîtrise psychologique à l’instabilité émotionnelle, qu’il considère comme un facteur de différenciation.
Pour Nadal, les cinq derniers matchs tels qu’ils apparaissent dans les données ont comporté plusieurs issues différentes : défaite contre Van De Zandschulp (6-4 6-4), défaite contre Djokovic (6-2 7-6(5)), victoire contre Fucsovics (6-1 4-6 6-4), défaite contre Djokovic (6-1 6-4) et victoire contre Navone (6-7(2) 7-5 7-5).
Madrid comme prochain test, face à Zverev
Rusedski a conclu que Sinner, tout en poursuivant des objectifs de haut niveau, rend cette stabilité de plus en plus visible dans la façon d’aborder les points importants. La comparaison avec Nadal a donc été présentée comme un repère : quand la pression monte, l’intelligence et la discipline mentale prennent une place décisive.
Dans la continuité du scénario décrit, Sinner a été annoncé comme joueur à battre depuis mars, avec des victoires à Indian Wells, Miami et Monte Carlo. Le prochain rendez-vous mis en avant se situe à Madrid : l’Italien doit y affronter Alexander Zverev pour viser une nouvelle étape dans le Masters 1000. Les enjeux sont immédiats : tenir son niveau dans un match à élimination directe, tout en défendant sa position au classement au moment où la saison sur terre battue s’intensifie.




