Interview

Sinner à Rome : Alcaraz absent, mais la menace reste

À Rome, Jannik Sinner a expliqué que l’absence de Carlos Alcaraz change la donne, tout en décrivant l’Espagnol comme quasi impossible à suivre à son pic. Il a aussi assumé un choix de repos et une préparation courte.

Adam Hartley
8 mai 2026
3 min
Sinner à Rome : Alcaraz absent, mais la menace reste

Jannik Sinner s’est présenté à Rome avec une attente limitée et une motivation claire : profiter d’un tableau Masters 1000 sur terre battue où l’absence de Carlos Alcaraz a forcément changé la donne. Pourtant, l’Italien a décrit l’Espagnol comme un joueur dont il est “quasi impossible” de suivre le rythme quand il est au sommet.

Le choix de la semaine a aussi été assumé côté gestion : Sinner a pris trois jours de repos avant l’étape romaine, puis il a retenu une idée simple, “tout repart de zéro”. Il a enfin rappelé qu’il n’avait pas seulement un plan de travail, mais aussi une façon de vivre le tennis à sa manière.

Alcaraz, le rythme que personne ne copie

En conférence de presse avant sa première séance sur le court romain, Jannik Sinner a posé le cadre. Il a d’abord expliqué que l’équilibre aurait été différent avec Carlos Alcaraz dans le tableau principal. Surtout, il a insisté sur une qualité : la capacité à atteindre un niveau très haut, difficile à maintenir et encore plus difficile à rattraper.

« S’il était là, la situation serait différente. Je pense que Carlos a des qualités que personne n’a en ce moment. Son pic est extrêmement élevé et il est presque impossible de le suivre. »

Dans la même logique, il a aussi relativisé l’importance des classements. Pour lui, après s’être installé en tête, le match ne changeait pas de nature : il reste à gagner, point. À Rome, sur cette surface, la question n’a donc pas été “qui est numéro 1”, mais qui impose son rythme.

Repos, préparation courte et état mental

La programmation a ensuite dicté le tempo. Sinner a indiqué qu’après trois jours de repos, il ne disposait plus que d’un jour pour préparer le tournoi, puis qu’il a fallu se remettre dans le bain immédiatement. L’enjeu affiché a été mental : il a dit être revenu “en bonne forme” dans cet aspect, avec l’objectif de voir sa réaction sur le court.

« J’ai seulement deux jours pour me préparer au tournoi, mais c’était le bon choix. Je sais que je suis revenu dans un bon état mental, après avoir beaucoup joué. Maintenant, on va voir comment je réagis sur le court. »

Il a aussi parlé d’un autre angle de sa routine. Il a défendu l’idée qu’on ne connaît pas toujours son rapport au plaisir : quand il a du temps, il en profite, même si cela ne se voit pas forcément dans les interviews. C’est une façon de gérer la pression autrement : garder une marge de manœuvre psychologique, même quand les attentes montaient.

Ce que le tableau impose à Rome

Sur le papier, l’absence de Carlos Alcaraz a ouvert une brèche. Mais Sinner a rappelé qu’un tournoi ne se résumait pas à un nom : le tableau principal reste un enchaînement d’adversaires capables de créer des problèmes. Il a donc insisté sur la nécessité de “tout oublier” des défis précédents pour repartir à zéro, match après match.

Dans les menaces immédiates, un nom a été mis en avant : Alexander Zverev. Le texte a évoqué une correction subie par Zverev en finale à Madrid, avec un score de 6-1, 6-2 qui a marqué les esprits et rappelé la référence actuelle de Sinner. À Rome, la question devient alors simple : transformer cette capacité à prendre le contrôle très vite en constance, malgré un calendrier exigeant.

La suite probable s’est dessinée autour d’un prochain affrontement attendu dans le tableau romain, avec un objectif concret : avancer le plus loin possible pour préserver sa trajectoire sur la saison et verrouiller l’objectif de classement. Pour Sinner, le premier test se jouait dans sa capacité à répondre immédiatement sur terre battue, dès le prochain match à venir.

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