Jannik Sinner a rejoint le troisième tour du Masters 1000 de Rome après sa victoire contre Sebastian Ofner, sur terre battue, en 1 h 40 : 6-3, 6-4. Le numéro 1 mondial a enchaîné une 29e victoire consécutive au niveau ATP, en gardant son adversaire à distance des balles de rupture.
Jannik Sinner a d’abord déroulé son tennis dès les premiers jeux. Il a concédé très peu d’occasions à Ofner : sur les dix jeux où il a tenu son service, il n’a perdu que 11 points. Dans le même temps, l’Autrichien a joué sous pression, puisqu’il a affronté sept balles de rupture et a lâché 39 % des points dans ses jeux.
Un match verrouillé au service
Le scénario s’est dessiné vite : Sinner a sécurisé ses mises en jeu et a limité les séquences où Ofner pouvait s’installer. Dans le premier set, le favori a offert cinq balles de service gagnantes et a maintenu un avantage confortable, après avoir transformé la meilleure fenêtre du quatrième jeu : il a saisi sa 4e balle de break pour passer 3-1.
À 5-3, il a bouclé l’ouverture avec un service gagnant, au terme de 37 minutes. De l’autre côté, Ofner a sauvé deux balles de break avant d’en gaspiller deux autres, ce qui a clairement coûté cher dans la gestion des temps forts.
Deux breaks, puis la décision au bon moment
Le deuxième set a eu un autre visage, notamment à cause d’interruptions liées à des problèmes de santé dans les tribunes. Le match a ainsi duré plus longtemps, avec une heure de jeu sur la deuxième partie. Sur le court, Sinner a pris le contrôle dès le début en réalisant un break dans le premier jeu, tout en manquant une autre opportunité pour mener 2-0.
Ensuite, il ne restait plus beaucoup de marge. Les deux joueurs ont fini par se retrouver sur la même ligne, avec le dernier break qui a basculé à 5-4. Sinner a gardé la concentration jusqu’au bout et a provoqué l’erreur d’Ofner pour conclure et obtenir son billet pour le troisième tour.
Pourquoi ce tournoi comptait pour lui, tout de suite
Ce qui a frappé, c’est la façon dont Sinner a choisi de frapper au moment où le match était le plus simple à gérer : quand l’échange s’est étiré, Ofner est resté dans la partie ; mais dès que les points se sont décidés vite, Sinner a pris l’initiative dans les séquences les plus courtes, et il a profité d’éléments concrets comme les plus de 20 fautes directes concédées par son adversaire.
Le résultat final — 6-3, 6-4 — a eu un effet direct sur la suite : Sinner a validé une entrée en tableau propre, sans concéder un temps mort décisif. La question qui se posait n’était pas de savoir s’il allait gagner, mais comment il allait le faire : il l’a fait en contrôlant les leviers de pression, notamment via son service.
Pour la suite à Rome, Sinner visera une nouvelle qualification au tour suivant. Le prochain adversaire et la date exacte de son match dépendront du programme du tableau, mais l’objectif reste clair : poursuivre son parcours, avec l’enjeu du prochain tour en ligne de mire.




