Jannik Sinner a été rapproché de Rafael Nadal par Patrick Mouratoglou, qui a mis en avant une mentalité commune. L’ancien coach de Serena Williams a expliqué, via Instagram, pourquoi il estimait que la comparaison la plus pertinente n’était pas seulement celle avec Novak Djokovic.
Jannik Sinner et Rafael Nadal ont donc rejoint le même fil conducteur dans les propos de Patrick Mouratoglou. Le Français a d’abord rappelé que, dans les conversations autour de l’Italien, la comparaison avec Novak Djokovic revenait le plus souvent, notamment pour des raisons liées au style de jeu. Mais il a insisté sur un autre point, qu’il juge plus rare : la capacité à aborder chaque échange avec une intensité et un engagement constants, du premier au dernier point.
La comparaison qui revient le plus souvent… et celle que Mouratoglou privilégia
Dans son message, Patrick Mouratoglou a d’abord décrit le réflexe dominant du circuit : rapprocher Jannik Sinner de Novak Djokovic. Il a toutefois estimé que cette mise en parallèle laissait de côté l’élément central, celui qui distingue, selon lui, les joueurs capables de tenir un niveau de concentration identique sur la durée. C’est là qu’il a basculé vers un autre duo : Sinner et Rafael Nadal.
Un indicateur a particulièrement retenu l’attention dans ses explications : Mouratoglou a évoqué une suite de sets remportés sans relâche sur plusieurs rendez-vous. Il a cité, dans son propos, 10 sets de suite aux ATP Finals, puis 37 sets en Masters 1000, Rolex Paris Masters et ATP Finals, avec des occurrences mentionnées à Indian Wells et Miami, ainsi qu’un match à Monte-Carlo. Dans cette logique, le focus n’était pas seulement le résultat, mais la continuité du niveau d’exécution.
Le cœur du message : engagement, focus et intensité du premier au dernier point
La thèse de Patrick Mouratoglou reposait sur une idée simple : la mentalité. Il a affirmé que Sinner jouait avec une forme de fixité mentale et une volonté qui ne variaient pas d’un point à l’autre, de la première action jusqu’à la dernière. Il a alors rapproché cette attitude de celle qu’il avait observée chez Rafael Nadal, en parlant de passion et de désir, avec une intensité comparable.
Dans sa citation, il a formulé l’argument le plus frontal : la comparaison pertinente, selon lui, n’était pas celle qui se limite au style. Il a replacé la question de l’engagement sur la durée et sur l’instant, en soulignant que cela concernait chaque coup, sans “décrocher” au fil des échanges.
« Everybody compares Jannik [Sinner] with Novak Djokovic […] but nobody compares him with someone I think he should be compared to in terms of mindset. It’s Rafael Nadal. »
Des faits récents qui nourrissaient le récit
Avant même d’entrer dans la comparaison avec Nadal, l’article a rappelé le contexte récent autour de Sinner et Alcaraz, en pointant un tournoi comme preuve de la domination du duo. Il a été précisé que, lors de la finale du Monte-Carlo, Sinner a été plus performant qu’Alcaraz et a remporté le match en deux sets.
Sur les cinq derniers matchs fournis pour Jannik Sinner, les résultats ont ensuite été listés individuellement, sans être regroupés en série. Il a gagné contre Alcaraz (7-6(5) 6-3), contre Zverev (6-1 6-4), contre Auger-Aliassime (6-3 6-4), a perdu contre Machac (6-1 6-7(3) 6-3) et a gagné contre Humbert (6-3 6-0). Ce relevé, dans le texte, servait surtout à ancrer le discours dans des matchs concrets, pas à conclure sur une tendance.
Le même principe a été appliqué à Rafael Nadal, dont les cinq derniers résultats ont été fournis séparément : il a perdu contre Van De Zandschulp (6-4 6-4), puis contre Djokovic (6-2 7-6(5)), avant de gagner contre Fucsovics (6-1 4-6 6-4), de perdre encore contre Djokovic (6-1 6-4) et de gagner contre Borg (6-3 6-4). Là encore, les faits restaient des faits, sans lecture temporelle imposée.
Et Alcaraz dans tout ça : “sérieux” contre “fun”, selon Mouratoglou
Patrick Mouratoglou a aussi élargi le propos à Carlos Alcaraz. Il a soutenu que la comparaison entre Alcaraz et Sinner passait davantage par un contraste de mentalité que par une ressemblance. Selon lui, Alcaraz prendrait davantage plaisir sur le court et jouerait avec plus de liberté, tandis que Sinner aurait “perfectionné” son jeu tout en conservant une intensité très élevée.
Dans la citation retenue par l’article, l’opposition a été résumée par un contraste net : l’un serait “100% sérieux”, l’autre “100% fun”. Mouratoglou a aussi évoqué la remarque de Joao Fonseca, qui avait décrit Sinner comme un “robot”. Il a expliqué que l’intention n’était pas de dénigrer, mais de souligner l’impression produite par ce que Sinner parvient à faire, comme si cela relevait d’une exécution automatique.
« Sinner, full, every single shot. Alcaraz, fun. He has to have fun on the court. »
En regardant de plus près, l’intérêt du propos n’était pas de figer deux styles, mais de mettre en perspective un point précis : la capacité à garder la même intensité d’un échange à l’autre. Pour la suite, Jannik Sinner devra poursuivre sa trajectoire sur le circuit, avec des points à défendre liés à ses prochains tournois ATP. La base de données fournie ne mentionne toutefois pas la date exacte du prochain match ni l’identité du prochain adversaire : pour l’instant, le seul rendez-vous chiffré et daté explicitement dans les données reste la finale de Monte-Carlo évoquée dans le texte.




