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Sinner malade à Roland-Garros : la théorie d’Arbino

À Roland-Garros 2026, Jannik Sinner s’est retiré au 2e tour après une maladie, à une victoire près. Gipo Arbino a expliqué ce qu’il pense avoir vu.

Lena Kovac
6 juin 2026
3 min
Sinner malade à Roland-Garros : la théorie d’Arbino

À Roland-Garros 2026, le numéro 1 mondial Jannik Sinner a été stoppé au 2e tour par une maladie, alors qu’il était à une victoire près. Sur le court, l’Italien a perdu brutalement de l’énergie et a fini par s’incliner face à Juan Manuel Cerundolo (6-3, 6-2, 5-1).

Depuis, il a multiplié les examens au JMedical pour comprendre l’origine de ses troubles physiques, qui ne s’étaient pas vraiment calmés pendant le match. Sur les tribunes, l’incompréhension a laissé place à une forme de silence lourd, quand le rythme de l’échange a cessé de lui appartenir.

Un match basculé après une perte d’énergie

Le scénario a frappé par sa soudaineté. Alors qu’il a tenu la cadence au début, Sinner a ensuite semblé manquer de carburant : ses déplacements ont raccourci, son placement s’est dégradé, et ses frappes ont perdu de la profondeur. Dans un échange, on l’a vu reculer trop tard pour armer et, au moment de passer à l’attaque, il n’a pas pu retrouver le tempo qui l’avait installé.

Au total, il a cédé en cinq manches contre Cerundolo, dont la constance a pesé quand l’Italien ne trouvait plus les bonnes positions. Après un 6-3 puis un 6-2, le score a ensuite basculé : 5-7, puis 1-6 et 1-6. Sur le plateau, l’impression était claire : le point suivant n’avait plus la même trajectoire, ni la même intention.

Examens au JMedical et repos programmé

Plusieurs jours après sa sortie, l’Italien s’est rendu au JMedical pour des tests, afin de cerner ce qui a déclenché ces problèmes physiques. L’objectif était double : comprendre la cause et vérifier que rien n’expliquait un incident plus large, au-delà du déroulé immédiat du match.

Le calendrier a ensuite été ajusté. Jusqu’au 8 juin 2026, Sinner a prévu de se reposer et de prendre de la distance avec le tennis, avant de préparer la saison sur gazon. Pour lui, cette transition coïncidera avec Wimbledon.

La théorie d’Arbino : “il vomit” et “il ne bougeait pas”

Gipo Arbino, ancien coach de Lorenzo Sonego, a livré son analyse à Fanpage. Selon lui, il ne s’agissait pas d’un simple effet de chaleur. Il a expliqué que Sinner ne se sentait déjà pas bien le matin, évoquant un déséquilibre lié à un problème plus général, avant de mentionner un épisode de vomissement.

« Il probablement avait un déséquilibre lié à quelque chose de général, ce qui l’a aussi fait vomir. Soudain, il n’avait plus de force. »

Arbino a aussi décrit l’image qu’il a gardée de la suite : “presque” comme si Sinner allait s’évanouir. Pendant l’interruption, il a estimé que l’Italien a continué en espérant que la prise en charge ferait effet. Et sur le court, il a surtout insisté sur l’impossibilité pour Sinner de se déplacer et d’aller chercher une balle proche : quand l’échange demandait de courir, il n’y arrivait pas.

Dans la même logique, Arbino a opposé ce manque de mobilité à l’adversaire, qui a profité d’un jeu fait de balles hautes et profondes, permettant de faire durer les échanges d’un côté à l’autre. Sur une surface qui impose de rester en mouvement, le contraste a été net : quand le corps ne suit plus, le coup droit comme le revers perdent leur marge.

Après Roland-Garros : Cerundolo, puis la reprise à Wimbledon

La sortie de route face à Juan Manuel Cerundolo a donc été suivie par une série d’examens et une pause décidée jusqu’au 8 juin 2026. La suite immédiate pour Jannik Sinner passera par une préparation ciblée pour Wimbledon, avec l’enjeu de retrouver une intensité physique compatible avec le gazon. Avant cela, il n’aura pas d’autre match à jouer : le temps de récupération est devenu le fait central.

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