Jannik Sinner a expliqué comment il a tenté d’éviter un virus digestif qui a provoqué plusieurs retraits au Madrid Open, tournoi ATP Masters 1000 sur terre battue. Alors que d’autres joueurs ont dû déclarer forfait, l’Italien a poursuivi son parcours et a évoqué une routine très cadrée autour des matches.
Jannik Sinner a donc mis en avant un choix d’organisation simple : limiter le temps passé dans les zones communes et ajuster ses horaires d’entraînement. Il a aussi reconnu que rien ne garantit une protection totale, tant la proximité entre joueurs peut favoriser la propagation.
Un virus digestif qui a fait bouger le tableau
Au Madrid Open, plusieurs joueurs ont signalé des problèmes d’estomac. Iga Swiatek a notamment abandonné son match des huitièmes de finale face à Ann Li. Marin Cilic n’a pas pris part à son deuxième tour contre Joao Fonseca, et Liudmila Samsonova a également manqué sa rencontre à cause de ces symptômes.
Dans ce contexte, Sinner a donné une explication centrée sur son quotidien. Ce n’était pas une question de technique de jeu, mais de gestion des contacts. Il a souligné qu’en restant moins longtemps dans les espaces partagés, il réduit les occasions de contact rapproché.
La routine de Sinner : venir tard, partir vite
Le numéro 1 mondial a expliqué qu’il ne passait pas beaucoup de temps sur place en dehors des jours de compétition. Il a déclaré venir un peu plus tôt les jours de match, puis s’entraîner très tard les jours d’entraînement, avant de quitter les lieux immédiatement après la séance.
Ce qui a fait la différence, c’est la logique de “contrôle de l’exposition”. À ce niveau, le calendrier et les conditions d’accès aux installations créent des moments de proximité. En réduisant la durée passée dans ces zones, Sinner a cherché à réduire le risque. Ce choix tactique-là, c’est celui de la préparation, pas celui du point.
« J’entends beaucoup de retraits. Je ne passe pas beaucoup de temps ici. Je viens un peu plus tôt les jours de match, j’entraîne très tard les jours d’entraînement. Je m’entraîne puis je m’en vais. C’est ce que je fais à chaque tournoi. »
Il a aussi rappelé que la maladie peut malgré tout arriver. Son message a été clair : même une routine stricte ne supprime pas totalement le risque, car les joueurs se retrouvent naturellement dans des lieux où la proximité est fréquente.
Le jeu continue : cinq matches, cinq victoires
Sur le plan sportif, Sinner a enchaîné les résultats sans accroc dans ses cinq derniers matchs fournis. Il a d’abord remporté son match contre Benjamin Bonzi (6-7(6) 6-1 6-4). Puis il a gagné face à Elmer Møller (6-2 6-3).
Le parcours s’est poursuivi contre Carlos Alcaraz (7-6(5) 6-3), puis contre Alexander Zverev (6-1 6-4). Enfin, il a aussi pris le dessus sur Auger Aliassime (6-3 6-4). Ces résultats ont montré une capacité à conclure, match après match, dans des contextes différents.
Le point important, c’est que cette continuité a été obtenue pendant un tournoi où plusieurs joueurs ont été stoppés. Le choix de routine de Sinner a donc coïncidé avec une exécution sportive qui l’a maintenu dans la compétition.
La suite à Madrid : Cameron Norrie
Pour la suite du Madrid Open, Sinner a rendez-vous avec un test plus exigeant contre Cameron Norrie. Il a été présenté comme un adversaire sérieux, avec une vraie capacité à imposer son tempo et à faire durer les échanges.
À ce stade, l’enjeu est aussi mental et organisationnel : conserver la même préparation alors que le tournoi a été perturbé par des retraits. Sinner a dit qu’il reviendrait à l’objectif de victoire, en rappelant que le classement n’est pas sa priorité de fond dans son approche.
Le prochain match de Jannik Sinner contre Cameron Norrie à Madrid intervient dans la continuité du tournoi ATP Masters 1000 sur terre battue. L’Italien devra gérer à la fois le rythme du jeu et la discipline de sa préparation, dans un environnement où des problèmes digestifs ont déjà touché plusieurs joueurs.




