Après sa victoire en deux sets contre Denis Shapovalov au troisième tour d'Indian Wells le 8 mars, Jannik Sinner a livré une conférence de presse dont il se serait volontiers passé — et il l'a dit sans détour.
6-3, 6-2 : un troisième tour sans accroc
Jannik Sinner n'a pas traîné sur le court d'Indian Wells. Face à Shapovalov, le numéro 2 mondial a réglé l'affaire en deux sets nets, 6-3, 6-2, comme en témoignent les chiffres du match. Son taux de première balle à 77 % a pesé sur l'ensemble de la rencontre, contre 61 % pour son adversaire, qui a accumulé sept doubles fautes.
En termes de points de break convertis, l'écart est sans appel : Sinner a transformé 4 % de ses occasions, Shapovalov 1 %. Sur surface dure, ce genre de rapport de force ne laisse pas de marge. Le match a suivi son cours sans qu'il soit jamais vraiment questionné.
La question qui déclenche le sourire
Vient ensuite la conférence de presse. Un journaliste pose la première question : y a-t-il quelque chose dans la vie de sportif professionnel que Sinner « n'aime vraiment pas » ? La réponse est arrivée immédiatement, avec le sourire.
« Les conférences de presse. Répondre toujours aux mêmes questions. »
L'aveu est honnête, mais Sinner s'est rattrapé aussitôt. Il a nuancé, expliquant que ce n'était pas vraiment une aversion — plutôt une composante du métier qu'il accepte sans l'apprécier particulièrement. On comprend la distinction.
Une vie de circuit qu'il assume pleinement
Sinner a ensuite dressé un tableau plus nuancé de ce que représente la vie sur le circuit. Il a évoqué les voyages, les mêmes villes revues chaque année, les préférences qui se dessinent au fil du temps. Pas d'amertume dans ses propos — plutôt une lucidité sur ce que le tennis professionnel implique réellement.
Il a aussi glissé quelque chose de révélateur sur sa nature : il n'est pas du genre à s'exposer, à performer devant les médias. Ce n'est pas un besoin pour lui. C'est là que ça se joue, en réalité — entre les joueurs qui utilisent la communication comme outil et ceux qui, comme Sinner, s'en accommodent sans l'investir.
Ce n'est pas une critique du système. C'est simplement une description de qui il est.
Fonseca en huitièmes : une première rencontre
Le prochain obstacle sera Joao Fonseca, le jeune Brésilien qui monte en puissance sur le circuit. Les deux joueurs ne se sont encore jamais affrontés. Pour Sinner, l'enjeu est clair : il n'a pas encore remporté le titre à Indian Wells, et ce tournoi représente une opportunité concrète d'y remédier.
Face à Fonseca, il n'y aura pas d'historique à analyser, pas de schéma tactique établi entre eux. Une confrontation inédite, sur une surface dure, entre le numéro 2 mondial et l'un des noms les plus attendus de la nouvelle génération. La conférence d'après-match attendra.




