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Sinner gagne Rome et parle de la pression qui “devient un cauchemar”

Jannik Sinner a remporté le Masters 1000 de Rome en battant Casper Ruud 6-4, 6-4. Après le match, il a parlé de la pression et de l’importance d’enchaîner en restant en forme.

Camille Lefèvre
18 mai 2026
3 min
Sinner gagne Rome et parle de la pression qui “devient un cauchemar”

Jannik Sinner a remporté le Masters 1000 de Rome, en s’imposant en finale contre Casper Ruud sur le score de 6-4, 6-4. À 24 ans, l’Italien a aussi transformé un match où Ruud a mené 2-0 en démonstration, avant de conclure au service sans concéder de point lors du moment décisif.

Le contexte comptait : le Foro Italico a vécu une finale rythmée par le soleil, l’ombre et un vent changeant. Dans les mots de Sinner après coup, la pression a pesé, mais elle a aussi servi de repère. Jannik Sinner a expliqué qu’il savait “ce qu’il jouait”, et il a insisté sur l’importance d’enchaîner les tournois en restant physiquement prêt.

Ruud mène, Sinner reprend le fil

La finale a démarré vite, avec un 2-0 pour Casper Ruud. Le Norvégien a profité d’un début sous tension pour le favori italien, avant que Sinner ne réagisse dès le jeu suivant, en effaçant immédiatement ce retard. Le match s’est ensuite resserré autour d’une séquence : Sinner a repris l’ascendant avec un break à 5-3, ce qui lui a donné le premier set.

Dans cette première manche, l’histoire a basculé au moment où Ruud a cessé de trouver la fenêtre. Sinner a poursuivi sur sa lancée dès l’entame du deuxième set, en prenant aussi un 2-0. Quand il a eu l’occasion de servir, il l’a fait sans laisser une chance à son adversaire.

Un deuxième set maîtrisé jusqu’au point final

Le deuxième set a suivi une logique similaire. Ruud n’a eu qu’une occasion de revenir dans le match, mais Sinner l’a stoppé au 8e jeu, en fermant la porte à tout retour. Il ne restait plus qu’à finaliser, et l’Italien a saisi le moment au service, en remportant le match au point de match.

La scène s’est alors emballée dans le stade central du Foro Italico. Adriano Panatta, vainqueur du tournoi en 1976, a aussi applaudi la conclusion. Au-delà du score, ce qui frappe est la capacité à transformer un départ compliqué en contrôle, alors que le rythme du jeu était rendu plus instable par les conditions annoncées.

“La pression… devient un cauchemar” : le message de Rome

En conférence de presse, Jannik Sinner a rappelé qu’il avait conscience de l’enjeu. Il a dit vouloir faire plaisir aux fans italiens, tout en cherchant aussi la réussite pour lui. Il a décrit des conditions “pas idéales”, avec des phases de soleil et d’ombre dès le début, pendant environ une heure, puis un vent qui a changé, rendant le jeu plus difficile.

« J’ai su ce que je jouais. »

Il a aussi replacé la victoire dans une gestion globale de la saison. Sinner a évoqué la nécessité de “tournoi après tournoi” et a insisté sur un point : être en bonne forme physiquement. Il a ajouté que, sans cela, il ne voyait pas comment maintenir le niveau affiché sur le reste de l’année.

Pour respirer, il a parlé de ses routines hors du court : il a mentionné le golf en pleine journée, ainsi que le karting. Il a aussi expliqué que le bonheur ne devait pas dépendre uniquement d’un résultat, et que sa stabilité passait par la manière de vivre, avec du temps pour la famille et les amis.

La suite : préparer Roland-Garros avec un objectif clair

Le prochain rendez-vous s’est dessiné autour de Roland-Garros, seul Grand Chelem manquant à son parcours. L’Italien a aussi évoqué le besoin de rester en forme physiquement pour tenir la cadence jusqu’au bout de la saison. À ce stade, chaque semaine pèse, parce qu’il doit composer avec l’exigence de maintenir son jeu et d’éviter de se laisser envahir par la pression.

Prochaine étape : Roland-Garros, avec l’enjeu d’y obtenir enfin un résultat qui complète son “Grand Chelem en carrière”. À Rome, Sinner a surtout montré qu’il savait gérer les moments où le match bascule, y compris quand l’adversaire a pris les devants tôt.

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