Jannik Sinner a suscité l’admiration de Boris Becker, qui a comparé son efficacité à celle de Novak Djokovic. L’Allemand a surtout mis en avant une idée : la capacité du numéro 1 mondial à gagner en maîtrisant la durée des matchs, comme un fil rouge depuis ses dernières performances.
Pour Becker, cette gestion du rythme a une conséquence directe sur le déroulé des rencontres. Face à des adversaires de haut niveau, Sinner a souvent rendu ses victoires plus « nettes » dans la durée, là où d’autres laissent les échanges s’étirer. Cette lecture s’appuie aussi sur le fait que Sinner a confirmé son statut sur la scène ATP récente, avec un jeu où la constance et l’efficacité reviennent comme des repères. Il a été vu en action à Monte-Carlo et sur d’autres Masters 1000 au fil de la saison.
Becker voit en Sinner une gestion du match à la Djokovic
Le parallèle a été posé sans détour par Boris Becker. « I call Jannik “Djokovic 2.0”. He is very consistent and wins his matches faster than Carlos, which allows him to conserve energy », a-t-il déclaré. Dans cette comparaison, ce n’était pas une imitation du style, mais une même logique de contrôle : limiter les longues zones d’incertitude et garder un niveau stable jusqu’aux moments décisifs.
Ce que Becker a mis en avant, c’est la durée des matchs. Il a expliqué que Sinner arrivait à prendre l’ascendant sans laisser la rencontre s’installer dans un tempo incontrôlable. Le contexte est important : à un rythme de tournoi soutenu, la récupération devient un facteur qui pèse dans la saison. Et quand un joueur gagne en gardant la maîtrise, l’usure est souvent moins visible au fil des tours.
Dans l’intervalle, Novak Djokovic reste la référence implicite du débat. Le champion serbe, à travers sa propre trajectoire, a longtemps incarné cette forme d’efficacité à haute intensité. Becker a donc utilisé Djokovic comme étalon narratif pour décrire ce qu’il a identifié chez Sinner : une constance qui ne dépend pas du scénario du match.
Des matchs récents qui disent quelque chose du rythme
Cette notion d’efficacité se lit aussi dans les résultats récents, tels qu’ils ont été enregistrés sur les cinq derniers matchs de Jannik Sinner. Il a remporté contre Alcaraz (7-6(5) 6-3), puis s’est imposé contre Zverev (6-1 6-4). Il a aussi gagné face à Auger Aliassime (6-3 6-4) et contre Machac (6-1 6-7(3) 6-3).
La dernière ligne de ce même échantillon l’a encore montré : Sinner a battu Humbert (6-3 6-0). Ce recueil ne raconte pas une tendance calculée, mais il illustre une chose : le numéro 1 mondial a souvent trouvé des fenêtres pour imposer sa loi, sans que le match ne bascule durablement dans un autre rythme.
Dans le même temps, le regard de Becker s’est aussi nourri de la comparaison avec Carlos Alcaraz, citée dans ses propos. L’Allemand a estimé que Sinner remportait ses matchs plus rapidement que lui, ce qui colle à l’idée de gestion de la durée évoquée plus haut.
Monte-Carlo et l’épreuve de régularité
La saison 2026 a remis Jannik Sinner au centre du récit. À Monte-Carlo, son niveau a été associé à une forme de domination par l’efficacité, et le tournoi a servi de vitrine à ce discours. Becker a insisté sur une régularité qui se manifeste dans la façon de conclure, pas seulement dans la capacité à prendre l’avantage.
Ce qui frappe dans la façon dont Becker a raconté Sinner, c’est la continuité entre le contrôle et la finition. L’efficacité ne se résume pas à un moment : elle devient un fil de conduite qui aide à tenir le même niveau sur l’ensemble d’une rencontre. Dans un calendrier dense, c’est précisément ce type de trajectoire qui attire l’attention, car il permet de rester disponible plus longtemps.
Le contexte est important : les Masters 1000 ont souvent la même exigence, celle de s’adapter vite, de rester solide et de ne pas laisser le match s’éloigner de son plan. Dans ce cadre, Becker a présenté Sinner comme un joueur dont la manière de gagner rejoint un principe déjà associé à Novak Djokovic.
Djokovic 2.0, au-delà de la comparaison de style
Becker a tenu à préciser que la comparaison ne portait pas sur une identité de jeu. « Djokovic 2.0 » renvoie plutôt à des principes partagés : constance, discipline, capacité à produire un niveau élevé sans creux prolongés. Ce sont des mots-clés qui, dans le tennis moderne, reviennent souvent quand on cherche à expliquer pourquoi certains joueurs restent en haut du circuit au long cours.
La question de fond, pour un joueur comme Sinner, reste donc moins « comment il joue » que « comment il gagne ». Le récit de Becker a placé l’efficacité et le contrôle au centre de cette lecture. À ce stade de sa carrière, le numéro 1 mondial a aussi montré qu’il pouvait imposer un tempo qui rend la tâche plus compliquée aux adversaires, surtout quand ceux-ci espèrent installer le match dans un échange long.
Pour la suite, Jannik Sinner doit maintenant se projeter sur son prochain rendez-vous, avec l’objectif de défendre les points liés à la suite de la saison sur le circuit ATP. Le prochain adversaire et la date exacte du prochain match doivent être confirmés au calendrier officiel : c’est sur ces échéances que se jouera la continuité de son rang.




