Jannik Sinner s'est qualifié pour sa troisième demi-finale consécutive au Monte-Carlo Masters, en dominant son quart de finale 6-3, 6-4. Le numéro 2 mondial affrontera Alexander Zverev ce samedi, avec en toile de fond des enjeux qui dépassent largement les frontières de la Principauté.
Un quart de finale maîtrisé, un set concédé en trois matchs
Le bilan de la semaine parle de lui-même : Jannik Sinner n'a concédé qu'un seul set en trois rencontres sur la terre battue monégasque. Face à Alexander Zverev ce samedi en demi-finale, Contre son dernier adversaire, il a converti ses opportunités de break sans en laisser une seule en retour — son adversaire a terminé à 0 % de balles de break converties. Un contrôle presque clinique.
Sur le plan technique, la frappe de revers à plat en bout de course, dans le coin droit du court, a régulièrement pris l'adversaire à contre-pied en fin d'échange — un geste que Sinner glisse avec une décontraction presque provocante dans les moments chauds. Voir le détail du match.
Avec 58 % de premières balles en jeu, le service n'a pas été son arme principale ce jour-là. Mais l'Italien n'en avait pas besoin : le rapport de force dans les échanges suffisait à dicter le tempo.
Zverev, un adversaire qu'il connaît bien
En face samedi, Alexander Zverev, tête de série numéro 3, qui a lui aussi montré de la solidité cette semaine avec des victoires contre Fonseca, Bergs et Garin avant de rejoindre le dernier carré. L'Allemand est capable de matches très physiques et d'une première balle dangereuse — Sinner le sait mieux que quiconque.
L'historique des confrontations récentes penche du côté de l'Italien, avec notamment des victoires à Indian Wells et Miami en mars dernier sur surface dure. Mais la terre battue représente un terrain différent, et Zverev reste un joueur difficile à manœuvrer sur cette surface.
Sinner l'a dit en conférence de presse sans détour :
« Je m'attends à ce qu'Alexander soit très agressif et serve très bien. Ce sera un adversaire très difficile à battre. »
Monte-Carlo, une répétition générale assumée
L'Italien ne cache pas que ce tournoi s'inscrit dans une préparation plus large. Rome et Roland-Garros restent les objectifs prioritaires de sa saison sur terre battue, et Monte-Carlo sert avant tout à régler les curseurs avant les grandes échéances.
Il a ajouté que son staff et lui avaient déjà identifié les axes à améliorer, et que cette demi-finale en tournoi majeur constituait en soi un résultat satisfaisant. Une façon de relativiser sans minimiser.
Mais les enjeux du moment restent bien réels. Sinner cherche à remporter un quatrième titre consécutif en Masters 1000, une marque que seuls Novak Djokovic et Rafael Nadal ont atteinte. Depuis le Paris Masters de l'an passé, il a remporté 20 matchs consécutifs en Masters 1000 — un palmarès qui le place dans une catégorie très restreinte aux côtés de Djokovic, Roger Federer et Nadal.
Il y a aussi la question du classement. Si Sinner fait mieux que Carlos Alcaraz dans ce tournoi, il reprend la tête du classement ATP, qu'il n'occupe plus depuis novembre.
« Les statistiques me rappellent que les choses vont bien ; j'aimerais que tous mes matchs soient aussi bons que ce dernier. »
Une demi-finale aux multiples enjeux
La rencontre contre Zverev est prévue ce samedi à Monte-Carlo. Au-delà du trophée monégasque, chaque point compte dans la course au classement avant Rome — où Sinner aura des points importants à défendre — puis Roland-Garros. Une victoire samedi l'emmènerait en finale, et potentiellement au sommet du classement mondial dès ce week-end.




