Jannik Sinner a pris la tête du classement mondial après sa victoire à Monte-Carlo, et Boris Becker a estimé que l’Italien se situait « sur un autre niveau » mentalement et physiquement. Dans l’ombre de ce résultat, le tournant de la saison s’est joué autour d’une déception : la défaite face à Novak Djokovic à Melbourne, que Becker a replacée comme un moment fondateur.
À ce stade de sa trajectoire, Sinner a aussi répondu sur le terrain avec une suite de matches maîtrisés : il a remporté ses cinq derniers duels, dont des succès contre Carlos Alcaraz, Alexander Zverev, Auger-Aliassime, Machac et Humbert. Becker a insisté sur la valeur sportive, physique et mentale de cette période, en particulier après le « Sunshine Double ».
Becker revient sur le choc de Melbourne
Dans ses propos, Boris Becker a d’abord mis en avant l’épisode de Melbourne, avec la défaite de Sinner contre Novak Djokovic. Il a expliqué que l’Italien s’était senti « vraiment contrarié » par ce revers, soulignant qu’il ne l’avait pas anticipé.
Cette séquence a ensuite servi de toile de fond à la reprise. Becker a évoqué le fait que le revers à Doha contre Mensik lui a paru « plus facile à digérer », avant d’insister sur la façon dont Sinner a abordé Indian Wells. Le fil narratif est clair : l’ancien champion a décrit une réaction, pas une fuite, après Melbourne.
Le « Sunshine Double » comme tournant
Becker a estimé que la victoire de Sinner dans le « Sunshine Double » s’inscrivait dans une difficulté comparable à celle d’un Grand Chelem. Il a relié cette performance à un calendrier exigeant, avec des déplacements « West Coast » et « East Coast », un décalage horaire et « quatre semaines » d’engagement.
Ce cadre n’a pas été seulement présenté comme un défi logistique. Becker a aussi relié l’enjeu à la capacité de tenir un niveau sur la durée, puis à la confirmation sur terre battue à Monte-Carlo. Les faits rapportés autour de ce passage sont précis : Sinner y a remporté le tournoi, ne concédant qu’un seul set, selon Becker.
Dans la foulée, Sinner a aussi profité d’un contexte favorable à Madrid, puisque l’article mentionne que Carlos Alcaraz et Novak Djokovic ne jouaient pas ce tournoi. Becker a toutefois rappelé que l’écart se paie vite quand un adversaire est sous-estimé.
Une confirmation à Monte-Carlo, puis des matches maîtrisés
Le récit d’une saison qui change de dimension s’est appuyé sur des résultats récents, tels qu’ils ont été listés. Sinner a d’abord battu Carlos Alcaraz (7-6(5) 6-3), puis a remporté contre Alexander Zverev (6-1 6-4), avant de s’imposer face à Auger-Aliassime (6-3 6-4).
La suite a continué sur le même registre : il a gagné contre Machac (6-1 6-7(3) 6-3) et contre Humbert (6-3 6-0). Becker a relié cette constance à une forme mentale et physique, et a estimé que l’on voyait « la meilleure version » de l’Italien jusqu’ici.
Dans l’histoire des confrontations, le dernier duel à Monte-Carlo Masters sur terre battue a aussi été rappelé : Sinner a gagné 7-6(5) 6-3 le 12 avril 2026. Un détail qui prend du poids quand on replace la victoire à Monte-Carlo au centre du récit.
Alcaraz, la course à la place de numéro 1 et la prochaine étape
À l’autre bout du scénario, Carlos Alcaraz a été décrit comme en retrait en raison d’un souci physique. L’article indique qu’il a notamment déclaré forfait à Machac (W/O) et qu’il a aussi perdu contre Sinner (7-6(5) 6-3), avant de s’imposer face à Virtanen (6-4 6-2) et de gagner ses deux autres matches rapportés : contre Vacherot (6-4 6-4) et Bublik (6-3 6-0).
Ce contexte a un impact direct sur le classement, puisque Sinner a pris la tête du monde après Monte-Carlo. L’article souligne aussi que des absences à Barcelone, Madrid et Rome inquiètent autour de la participation à Roland-Garros, avec un enjeu de points en cas de non-disputes de ces tournois.
Pour la suite immédiate, Becker a indiqué que Sinner avait une « grande chance » à Madrid. Son premier match y est annoncé contre le Français Benjamin Bonzi. À ce stade, l’objectif reste concret : défendre ses points à venir en gardant la première place, tout en gérant la pression d’un calendrier où chaque tournoi peut redessiner l’écart avec Carlos Alcaraz.
« J’ai vraiment l’impression que Jannik est, à ce stade, à un niveau qu’on n’a pas encore vu. »




