5 sets, un effondrement physique et un horaire jugé inadapté : à Roland Garros, Jannik Sinner a quitté le tournoi dès le 2e tour après sa défaite contre Juan Manuel Cerundolo. Greg Rusedski a ensuite pointé une décision d’organisation qui, selon lui, n’a pas protégé les meilleurs joueurs.
Sur le court en terre battue à Paris, Sinner a mené 2-0 dans le match et 5-1 dans le 3e set avant de perdre pied. Cerundolo a fini par l’emporter 3-6 2-6 7-5 6-1 6-1.
Un match basculé après une avance au score
Le scénario a été brutal pour Sinner : après deux manches maîtrisées, il a vu son niveau chuter au moment où il semblait se diriger vers la victoire. Dans la conférence de presse d’après-match, l’Italien a expliqué avoir connu un « effondrement physique » et une perte soudaine d’énergie.
Il a aussi décrit un moment précis : au milieu du 3e set, il a « percuté le mur », sans retrouver la force nécessaire. Alors qu’il devait servir pour conclure, il a commencé à se sentir très étourdi, perdant la capacité de servir, ce que son adversaire a mis à profit.
Avant cette élimination, Sinner avait notamment battu Tabur 6-1 6-3 6-4, Medvedev 6-2 5-7 6-4, Rublev 6-2 6-4 et Pellegrino 6-2 6-3. Le contraste avec la fin de match contre Cerundolo a marqué les esprits.
Rusedski s’est appuyé sur l’horaire et la protection des têtes
Greg Rusedski a réagi sur son émission « Off Court ». Il a dit avoir été surpris par le choix de faire jouer Sinner à midi, estimant que les joueurs les mieux classés doivent être davantage protégés, notamment sur des conditions de jeu exigeantes.
Il a notamment rappelé qu’il faut préserver les meilleurs joueurs et que, selon lui, ils peuvent jouer en fin de journée lorsque la température baisse. Rusedski a aussi comparé cette approche à des décisions passées pour d’autres stars, en soulignant l’idée de protéger les « grands noms ».
« J’ai été choqué quand le tournoi a décidé de le faire jouer à midi. On protège les meilleurs joueurs. Tout le monde doit jouer le match de l’après-midi. Il peut le faire en deuxième semaine, quand il fera plus frais. »
Dans les propos rapportés, la chaleur n’a pas été présentée comme une cause extérieure pour Sinner, mais comme un facteur qui a pu amplifier le problème du joueur. Le point central est resté l’adéquation entre l’horaire et l’état du moment.
Ce que Sinner a dit de son état avant le match
Après l’élimination, Juan Manuel Cerundolo a profité du basculement, mais Sinner a mis en cause son propre état. Il a expliqué s’être senti mal dès le matin et avoir mal dormi.
Il a aussi attribué ce ressenti à la fatigue accumulée, en lien avec le volume de matchs sur les mois précédents. Surtout, il a précisé que la chaleur à Paris, annoncée autour de 32 degrés, n’avait pas été le problème en soi : la difficulté venait de lui.
En face, Cerundolo avait déjà montré sa capacité à renverser des trajectoires, avec des résultats comme « bat Garin 6-7(2) 5-7 » puis « perd contre Darderi 1-6 3-6 » dans les matchs cités. Ce mélange de profils de matches explique pourquoi l’issue a pu se jouer sur des détails.
La suite pour Sinner passe par la gestion de ses prochaines échéances du calendrier. Son prochain adversaire n’était pas mentionné dans les éléments fournis.




