Alexander Zverev a remporté Roland-Garros 2026 après une finale maîtrisée en cinq sets face à Flavio Cobolli. En conférence de presse, le numéro 3 mondial a aussi évoqué ce qu’il se serait passé s’il avait perdu ce match, expliquant que son esprit aurait pu vaciller avant de se libérer avec ce trophée.
Alexander Zverev s’est installé dans le rôle du champion tôt dans le tournoi. Dans ses cinq derniers matchs, il a successivement battu Flavio Cobolli 6-1, 4-6, 6-4, 6-7(5), 6-1, puis Mensik 7-5, 6-2, 3-6, 6-3, avant de venir à bout de Jodar 6(3)-7, 6-1, 6-3. Il a ensuite battu De Jong 6(3)-7, 6-4, 6-1, et Halys 6-4, 6-3, 5-7, 6-2.
Une finale qui a basculé dans le dernier acte
La finale a tenu toutes ses promesses par sa durée et sa tension. Zverev a pris l’ascendant avec un premier set 6-1, puis Cobolli a répliqué en remportant le deuxième 4-6. Le troisième set s’est refermé en faveur du finaliste allemand sur 6-4, avant un quatrième set plus disputé, conclu par un 6-7(5) qui a relancé le suspense.
Au cinquième set, l’écart s’est nettement creusé : Zverev a conclu en 6-1. Cette capacité à tenir quand le match se crispe, puis à redevenir décisif au moment de conclure, a pesé dans l’histoire de cette finale de Roland-Garros 2026.
« Si j’avais perdu… » : le poids psychologique
À l’issue de la rencontre, Zverev a abordé un scénario qu’il n’a pas eu à vivre. Interrogé sur ce qu’il aurait ressenti s’il avait perdu la finale, il a d’abord expliqué que sa confiance aurait pu être ébranlée.
« Peut-être que ma confiance aurait été secouée », a-t-il indiqué.
Il a ensuite mis en perspective ce moment avec ce qui s’était déjà produit ailleurs dans sa carrière. Il a rappelé qu’il avait connu une première libération dès un tournoi de la catégorie Masters, avant que le Grand Chelem ne lui demande davantage de patience.
« J’ai eu cette libération très tôt à un niveau Masters… et à un Grand Chelem, cela a pris plus longtemps. Maintenant, quoi qu’il arrive, je resterai champion de Grand Chelem », a-t-il ajouté.
Le trophée comme levier mental
Le message a été clair : pour Zverev, ce titre à Roland-Garros 2026 a agi comme un déblocage. Il a aussi insisté sur l’idée que, désormais, l’étiquette de champion ne peut plus lui être retirée, même si un futur match devait tourner mal.
« Peut-être que cela me donne de la liberté… et quand je joue une finale, j’ai l’esprit plus calme : même si je la perds, je resterai un champion de Grand Chelem », a-t-il déclaré.
Dans son raisonnement, ce week-end parisien a donc servi à ôter une charge. Et, dans la logique qu’il a décrite, le fait d’avoir gagné une fois rendait la suite plus accessible, puisque le doute lié au “premier” s’effaçait.
La suite : viser le prochain match après Roland-Garros
Pour la suite de la saison, le contexte reste concret : Zverev doit maintenant enchaîner les rendez-vous qui suivent Roland-Garros 2026, avec une attention particulière à ses prochains tours. Le prochain adversaire et la date du match dépendront du calendrier immédiatement après Paris, mais l’objectif demeure celui d’entretenir l’écart entre la pression et la capacité à conclure, que Zverev a précisément démontrée lors de la finale contre Flavio Cobolli.




