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Roddick voit Zverev en outsider sérieux à Roland-Garros

Andy Roddick a désigné Alexander Zverev comme son principal outsider pour Roland-Garros, pointant son palmarès sur terre battue et ses multiples demi-finales à Paris. Mais le plafond de verre tient toujours.

Adam Hartley
6 avril 2026
3 min
Roddick voit Zverev en outsider sérieux à Roland-Garros

Andy Roddick a désigné Alexander Zverev comme son principal outsider pour le titre à Roland-Garros 2026. L'ancien champion américain s'appuie sur le palmarès du joueur sur terre battue et sur ses performances répétées en Grand Chelem pour étayer son choix.

Un argument imparable : le vécu sur ocre

Pour Andy Roddick, le raisonnement est simple. Alexander Zverev connaît l'environnement de Roland-Garros mieux que quiconque en dehors du cercle Alcaraz-Sinner. Finaliste à une reprise, demi-finaliste à trois reprises, l'Allemand actuellement classé 5e mondial n'est pas un inconnu de la deuxième semaine porte d'Auteuil. Il sait gérer la pression d'une finale de Grand Chelem sur cette surface.

L'Américain a aussi rappelé que Zverev compte des titres en Masters 1000 sur terre battue. Ce n'est pas un outsider par défaut — c'est un outsider avec un dossier.

Le plafond de verre qui résiste

Le revers de la médaille est connu de tout le circuit. Zverev accumule les grands résultats sans parvenir à franchir le dernier palier. En 2024, il menait deux sets à un contre Alcaraz en finale de Roland-Garros avant de s'incliner en cinq sets. En début de saison 2025, il s'était incliné en finale de l'Open d'Australie face à Sinner, en ligne droite. Et lors de la demi-finale de ce même Open d'Australie cette année, il avait eu l'occasion de servir pour le match contre Alcaraz — sans conclure.

C'est là que ça se joue, pour Roddick comme pour tout observateur du circuit : le talent est là, les occasions aussi. La conversion, non.

Roddick n'élude pas la réalité de la hiérarchie

L'ancien numéro un américain a été lucide sur le contexte global. Depuis 2024, seuls Carlos Alcaraz et Jannik Sinner ont soulevé des trophées en Grand Chelem. Deux joueurs, neuf titres à eux deux. Dans cet environnement, être désigné outsider sérieux relève déjà d'une forme de reconnaissance.

Roddick l'a dit sans détour :

« Zverev. Il a été en finale. Il a gagné des Masters Series sur terre. Si vous retirez ces noms [Alcaraz, Sinner, Djokovic], il regarde cinq ou six Grands Chelems. Ce n'est pas comme ça que le monde fonctionne, mais voilà. »

Il a également ouvert la porte à d'autres prétendants, citant notamment Arthur Fils comme un profil capable de créer la surprise si les circonstances s'y prêtent. La hiérarchie est claire, mais pas inébranlable.

Monte-Carlo en guise de mise en jambes

Avant de penser à Paris, Zverev commence sa saison sur terre battue à Monte-Carlo cette semaine, un tournoi où il a atteint le dernier carré à deux reprises. Un tournoi qui servira d'étalon pour jauger son état de préparation sur la surface.

La question qui se pose maintenant : est-ce que Zverev peut transformer l'essai en 2026, là où il a buté à plusieurs reprises ? La réponse commencera à s'esquisser sur le Rocher. S'il confirme à Monte-Carlo, puis à Madrid ou Rome, son nom s'imposera naturellement dans le débat avant Roland-Garros. Alcaraz et Sinner restent les référents. Mais l'écart, s'il existe, ne s'exprime pas forcément davantage sur terre battue que sur les autres surfaces — et c'est peut-être là que réside la marge de manœuvre de l'Allemand.

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