Rafael Jodar a dominé Joao Fonseca au Masters 1000 de Madrid sur terre battue, en s’imposant 7-6, 4-6, 6-1 en 2 h 07. Dans le troisième set, l’Espagnol a accéléré le tempo, a mieux exploité les échanges courts et a fini par servir pour conclure.
Rafael Jodar avait l’avantage du jeu après un premier set longtemps accroché. Sur le court de la Caja Mágica, il a d’abord tenu son service malgré les moments de tension : il a notamment repoussé cinq balles de break sur sept et a trouvé trois breaks pour faire la différence. À 6-1 dans le dernier acte, on l’a vu à son déplacement : il a reculé moins, a pris plus tôt la balle, et ses coups se sont mis à tomber plus près de la ligne.
Un premier set qui a étiré la patience
Le début de match a ressemblé à un duel de précision. Jodar a dominé derrière la première balle, tandis que Fonseca a cherché à faire vivre le jeu avec davantage de variation sur le retour. Dans le deuxième jeu, le public a retenu son souffle : le joueur local a affronté trois balles de break et a éteint l’incendie avec des coups gagnants.
La fin de manche s’est jouée sur des détails. Jodar a attaqué dans le jeu 12, ce qui a forcé un tie-break. Le Brésilien a lâché du terrain : il a raté un coup droit sur le premier point du tie-break, puis a répliqué de la même manière deux points plus tard, laissant l’Espagnol filer vers le 7-6 final.
Au moment où Fonseca a retrouvé de la solidité, il a aussi pris l’ascendant au set suivant. Il a ouvert le deuxième set par cinq points consécutifs sur le retour, puis a obtenu le break sur une faute de Jodar. Au quatrième jeu, il a manqué une occasion sur une balle de break repoussée par un coup forcé.
Le deuxième set, puis la bascule
Dans la deuxième manche, le match a continué à s’écrire au rythme du service. Les deux joueurs ont tenu dans les derniers jeux, et Fonseca a réussi à forcer le décideur après une résistance qui a duré 1 h 37 avant le basculement. On a senti, dans les tribunes, que le moindre échange allait peser plus lourd.
Au retour, Jodar a changé la cadence. Dès le deuxième jeu du troisième set, il est revenu d’un 15-40 pour provoquer une erreur et installer un break qui l’a propulsé à 2-0. Le geste le plus marquant est venu au troisième jeu : il a trouvé un passing en amorti décisif, un coup de touche qui a cassé le tempo de Fonseca.
Ensuite, le set s’est ouvert. Fonseca a perdu son service au quatrième jeu sur une faute en coup droit, puis Jodar a enchaîné avec un contrôle net jusqu’à 5-0. La concentration était visible : il a sauvé des balles de break dans le jeu suivant et a verrouillé l’échange dès qu’il avait la balle en appui.
6-1 : servir pour conclure, frapper pour finir
La dernière séquence a pris une trajectoire simple : Fonseca n’a plus trouvé de fenêtre. Jodar a maintenu une pression constante au service, et le score s’est enchaîné vers 5-1. À ce stade, le court a changé de son : moins de discussions, davantage de frappes rapides, comme si chaque point devait être avalé sans délai.
Au moment de conclure, l’Espagnol n’a pas attendu. Sur une balle de match, il a transformé l’occasion avec un coup droit gagnant et a fermé le match en s’imposant 6-1 dans le troisième set. L’ambiance a basculé quand on l’a vu s’asseoir sur le tempo : il a enchaîné les points sans laisser d’espace au doute.
Pour la suite du tournoi, Joao Fonseca et Rafael Jodar n’avaient plus qu’un objectif : préparer la suite du tableau à Madrid. Le prochain adversaire de Jodar dépendra du tirage du Masters 1000 de Madrid sur terre battue, avec des points à défendre à l’échelle du classement ATP.




