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Potapova qualifie le boycott médiatique de « nonsensical »

Anastasia Potapova a qualifié de « non-sens » le boycott médiatique autour de Roland-Garros, jugeant que les médias n’influencent pas la dotation. Elle démarre contre Maya Joint.

Camille Lefèvre
25 mai 2026
3 min
Potapova qualifie le boycott médiatique de « nonsensical »

Anastasia Potapova a répondu avec fermeté aux protestations médiatiques entourant le tournoi de Roland-Garros. Interrogée sur l’éventuelle participation au boycott, la joueuse a jugé la démarche « nonsense », estimant que les médias n’avaient pas de rôle dans la répartition des gains.

Anastasia Potapova a été interrogée dimanche à propos d’une mobilisation lancée par plusieurs joueuses du circuit WTA. Depuis vendredi et samedi, certaines ont limité leurs conférences de presse et leurs obligations médiatiques à 15 minutes afin de protester contre une répartition jugée insuffisante des revenus de Grand Chelem.

Un boycott centré sur la répartition des gains

Le point de friction porte sur la part des dotations allouée aux joueuses lors des tournois de Grand Chelem. Les participantes réclament une hausse de 15,5 % à 22 % de la part destinée aux prix, afin de corriger ce qu’elles estiment être un déséquilibre.

Dans les médias, plusieurs têtes d’affiche ont expliqué leur démarche. Aryna Sabalenka a évoqué une volonté de « se battre pour celles qui souffrent », tandis que Iga Swiatek a indiqué s’être jointe au mouvement pour aider « les joueuses les moins bien classées et l’ensemble de la structure ». De son côté, Coco Gauff a aussi réduit ses engagements presse à 15 minutes.

Potapova, elle, a dénoncé le principe même du boycott. Elle a rappelé que les médias ne décident pas du montant des prix.

« Si vous voulez mon avis, je pense que les médias n’ont rien à voir avec notre argent. Vous ne nous payez pas, alors comment pourrait-on boycotter quelqu’un qui est aussi rémunéré par le même tournoi ? Pour moi, c’est un peu du non-sens. »

« Non-sens » : Potapova refuse d’entrer dans la polémique

La joueuse a ajouté qu’elle n’avait pas l’intention de s’inscrire dans la protestation. Dans ses propos, elle a expliqué être présente face aux journalistes « autant qu’elle le souhaite », et a aussi laissé entendre qu’elle continuerait à répondre autant que les interlocuteurs le demandent.

Ce positionnement arrive alors qu’une partie du circuit a choisi de réduire son temps de parole. Le format imposé aux conférences, 15 minutes, a été utilisé comme signal commun pendant les deux jours précédant le début de Roland-Garros.

Potapova, de son côté, a surtout voulu ramener le débat à un sujet concret : qui influence réellement la dotation. Son argument a été clair : si les médias ne paient pas les joueuses, ils ne sont pas, selon elle, l’acteur légitime à sanctionner.

Roland-Garros : Potapova lance sa campagne contre Maya Joint

Après ces échanges, la suite du calendrier s’est imposée. Anastasia Potapova devait débuter sa campagne à Roland-Garros par un match de premier tour face à Maya Joint.

Pour le public, l’enjeu est désormais double : suivre comment Potapova gère l’attention médiatique, et observer sa capacité à transformer sa prise de parole en performance sur le court. Le premier rendez-vous est fixé au tour initial, au moment où le débat sur la répartition des gains continue de rythmer la pré-saison.

La suite probable pour Potapova passe donc par ce premier tour contre Maya Joint à Roland-Garros. À partir de là, chaque match comptera pour avancer dans le tableau et tenir son rang sur la quinzaine parisienne.

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