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Pegula : « La finale de l'US Open m'a prouvé que j'avais ma place »

Avant Indian Wells, Jessica Pegula est revenue sur la finale de l'US Open 2024 perdue face à Sabalenka — un résultat qui, loin de la hanter, lui a apporté la certitude d'appartenir à l'élite.

Camille Lefèvre
5 mars 2026
3 min
Pegula : « La finale de l'US Open m'a prouvé que j'avais ma place »

À la veille du tournoi d'Indian Wells, Jessica Pegula a pris le temps de revenir sur un tournant de sa carrière : la finale de l'US Open 2024, perdue face à Aryna Sabalenka. Une défaite qui, paradoxalement, lui a apporté davantage de certitudes qu'une victoire n'en aurait peut-être jamais offert.

Une blessure, une absence, et une révélation

Le fil conducteur que tire Jessica Pegula remonte plus loin que le simple résultat new-yorkais. La joueuse américaine, aujourd'hui 5e mondiale, évoque une fracture costale qui lui avait fait manquer Roland-Garros, avant un retour en forme remarqué sur le dur estival. Ce retour de blessure, elle en a longtemps redouté les conséquences.

Pegula l'a confié en conférence de presse avant Indian Wells : elle doutait de sa capacité à retrouver son meilleur niveau après deux à trois mois d'absence. Pas tant par manque de confiance technique, mais parce qu'elle avait toujours fonctionné sur le volume — beaucoup de matchs, beaucoup de court, comme si le simple fait de s'arrêter signifiait reculer.

« J'étais quelqu'un qui avait l'habitude de jouer énormément de matchs. Je n'étais pas sûre de pouvoir revenir directement à ce niveau après deux ou trois mois sans jouer. »

La finale comme confirmation

Ce qui frappe, c'est la manière dont Pegula relit cette finale à rebours. Non comme une occasion manquée, mais comme une validation. Atteindre le dernier carré du Grand Chelem américain, après une blessure sérieuse et une préparation tronquée, lui a apporté une forme de preuve concrète qu'elle avait sa place parmi l'élite.

Ce sentiment, elle l'a ensuite traduit dans sa façon de s'entraîner. La joueuse américaine explique qu'elle se sent désormais moins contrainte par le volume de travail sur le court, plus à même d'être sélective dans ses efforts et moins anxieuse à l'idée de ne pas s'y trouver en permanence. Un changement d'état d'esprit autant que de méthode.

Cette saison, elle a d'ores et déjà remporté le titre à Dubaï, ce qui conforte l'idée que la trajectoire amorcée lors de cet US Open ne relève pas du hasard.

Indian Wells, un tournoi qui lui résiste

Le contexte est important : Pegula aborde Indian Wells avec une lucidité assumée sur ses propres limites dans ce tournoi. Elle reconnaît ne pas y avoir souvent produit son meilleur tennis. Son meilleur résultat sur le site du BNP Paribas Open demeure un quart de finale, atteint en 2021.

Ce rapport compliqué avec Indian Wells ne semble pourtant pas peser sur ses ambitions générales. Pegula parle désormais de Grand Chelem avec une franchise qui tranche avec la prudence d'autrefois. À 32 ans, avec le titre de Dubaï déjà en poche cette saison, elle aborde ce Masters 1000 californien comme un nouveau test dans un calendrier qu'elle construit avec un objectif de fond.

La suite : Indian Wells comme premier étalon de la saison sur dur

Pour Pegula, Indian Wells représente la première grande mesure de sa forme sur la surface qui lui convient le mieux. Le tableau du tournoi se précisera au fil des tours, mais au regard de son classement et de ses déclarations d'avant-tournoi, les observateurs guetteront avec attention sa capacité à enfin confirmer sur ce site ce qu'elle a montré ailleurs. Le prochain Grand Chelem, Roland-Garros, est encore loin — mais pour une joueuse qui dit viser les titres majeurs, chaque tournoi sur dur compte dans la construction de cet objectif.

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