Tommy Paul est champion à Houston. L'Américain a remporté le titre sur terre battue dimanche 5 avril en dominant Roman Andres Burruchaga 6-1, 3-6, 7-5 en finale, après deux heures et quarante minutes d'un match qui faillit lui échapper.
Un premier set maîtrisé, un deuxième perdu
La finale débuta sous le signe de la domination américaine. Tommy Paul prit le contrôle dès l'entame en convertissant un break dès le deuxième jeu, puis creusant l'écart jusqu'à 5-0. Burruchaga évita le double 6-0 en sauvant une balle de set sur son service, mais Paul conclut la manche au filet sur une volée gagnante. Quarante et une minutes, 6-1 : un premier set sans appel.
Le scénario bascula en deuxième set. Roman Andres Burruchaga profita d'une faute de coup droit de son adversaire dès le deuxième jeu pour prendre le large, avant d'enfoncer le clou d'un amorti gagnant pour mener 3-0. L'Argentin, 77e mondial, géra ensuite ses mises en jeu avec autorité, sauvant trois balles de break dans le septième jeu avant de conclure la manche 6-3.
Trois balles de match sauvées, le titre arraché
La troisième manche fut la plus tendue. Paul sauva deux balles de break en début de set, puis concéda son service deux jeux plus tard sur un revers dans le filet pour se retrouver mené 1-3. Burruchaga tint bon, s'offrit un jeu à zéro au huitième jeu avec un smash gagnant, et se retrouva à deux doigts du titre : 5-3, trois balles de match consécutives sur la mise en jeu adverse.
Paul les sauva toutes les trois — la dernière sur une volée gagnante au filet, l'une des images de la finale. Ce moment sembla retourner le match. L'Américain remporta ensuite quatre jeux de suite pour s'imposer 7-5, concluant sur une faute de coup droit de Burruchaga.
Des stats serrées, une différence dans les échanges courts
Les statistiques illustrent la proximité du combat. Paul réussit six aces pour une double faute, et ne convertit que cinq des seize balles de break obtenues. Burruchaga, lui, ne signa qu'un ace pour trois doubles fautes, et transforma trois de ses opportunités de break. Le premier service de l'Argentin fut plus régulier (74% contre 66% pour Paul), sans que cela suffise à faire pencher la balance.
Selon les données du match, Paul fut plus efficace dans les échanges courts et intermédiaires, accumulant davantage de coups gagnants que son adversaire. C'est dans ces configurations-là, balle haute sur le coup droit, qu'il prit le dessus lors des moments décisifs du troisième set.
Un cinquième titre, le premier sur terre
Pour Paul, ce sacre a une saveur particulière : c'est son premier titre sur terre battue, le cinquième de sa carrière. Houston a aussi une valeur symbolique — c'est là qu'il remporta sa toute première victoire sur le circuit ATP, en 2016. Voir le détail du match.
Burruchaga, 24 ans, disputait la première finale ATP de sa carrière. Il avait éliminé plusieurs adversaires solides pour atteindre ce stade, dont Nakashima et Tien en quarts et demi-finales. Mener 5-3 dans la manche décisive sans conclure restera la frustration principale de cette semaine texane.
Tommy Paul (21e mondial) va désormais enchaîner sur la saison de terre battue européenne. Monte-Carlo, Barcelone ou Madrid figureront logiquement au programme dans les prochaines semaines — des tournois de catégorie supérieure où les points à défendre et le capital de confiance acquis à Houston seront mis à l'épreuve face à des adversaires du top 10.




