Adriano Panatta a défendu Jannik Sinner contre l’image du « robot » qu’on lui colle depuis longtemps. L’ancien numéro italien a estimé que l’épisode vécu à Paris avait rendu le phénomène plus proche des gens, malgré son statut de grand champion.
Un “robot” qui ne colle pas à la réalité
Dans l’émission Citofonare Rai 2, Adriano Panatta a d’abord attaqué le mot le plus facile. Pour lui, comparer un joueur à une machine revient à minimiser ce qui compte vraiment : l’impact émotionnel de tout ce qui se passe avant, pendant et après un événement.
Panatta a aussi rappelé le quotidien qui nourrit cette perception. Il a raconté qu’après la diffusion, il recevait régulièrement des messages du type « Adriano, comment va Sinner ? ». Il a souri de cette attention, mais il n’a pas laissé le fond de la discussion de côté : Sinner reste, selon lui, un exemple de sérieux et de respect, sur et en dehors du court.
Dans ses mots, l’étiquette « robot » a été qualifiée de « horrendous thing » dans l’article d’origine, et l’idée était claire : ce n’était pas juste une formule, c’était une manière de passer à côté de l’humain. Et Panatta a assumé le paradoxe : l’épisode de Paris a joué un rôle dans l’effet produit sur le public.
Paris, un moment qui a changé la lecture
Le point central de la sortie de Panatta a été l’épisode survenu à Paris. Il a expliqué que ce type de situation pouvait arriver à n’importe qui et que, pour cette raison, Sinner semblait plus « aimable » et plus « humain ». Panatta a même suggéré que, sans ça, on aurait pu finir par le transformer en homme invincible… donc inatteignable, donc moins incarné.
Il a aussi glissé une image issue de la vie privée : une photo montrant Sinner en sortie avec un scooter « Vespino ». Le message était moins dans l’anecdote que dans l’intention : rappeler qu’à 24 ans, un champion reste un garçon, pas un symbole abstrait.
Panatta a conclu en insistant sur la personnalité de Sinner. L’ancien joueur a décrit un champion qui répond toujours présent, avec une attitude polie et une constance dans la manière de se montrer. Dans la logique de son intervention, c’est exactement ce qui rend la comparaison au robot encore plus injuste.
Le calendrier : pas de tournois officiels avant Wimbledon
Après la séquence médiatique, une autre partie du dossier a été posée sur le terrain : le retour à l’entraînement. L’article a indiqué que Jannik Sinner a profité de vacances en Sardaigne avec sa petite amie, puis qu’il reviendrait à la pratique dans les jours suivants.
Surtout, il n’a prévu aucun tournoi officiel avant les Championnats de Wimbledon. L’objectif annoncé a été clair : défendre son titre à Wimbledon, donc arriver avec une programmation maîtrisée plutôt que de multiplier les échéances.
Le choix de timing est stratégique : rester en dehors du circuit avant un Grand Chelem permet de préserver la marge de manœuvre sur la période la plus exigeante. Et au regard des faits relayés, cette décision a été assumée comme une étape de préparation, pas comme un retrait.
La suite immédiate : Wimbledon comme horizon
La question concrète reste donc simple : quand Sinner reprendra l’entraînement, il le fera pour Wimbledon, avec la charge de défendre son titre. Dans les prochains jours, son équipe devra verrouiller la transition entre repos et préparation, puis viser le tableau principal du tournoi, où chaque tour augmentera la pression.




