Interview

Panatta estime que Sinner n’a pas de rivalité sans Alcaraz

Adriano Panatta a estimé que Jannik Sinner n’avait pas de vraie concurrence tant que Carlos Alcaraz n’était pas de retour. L’Italien vise Cincinnati après l’absence à Wimbledon.

Camille Lefèvre
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21 juillet 2026
3 min
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Panatta estime que Sinner n’a pas de rivalité sans Alcaraz

Adriano Panatta a estimé que Jannik Sinner n’avait « pas de vraie concurrence » tant que Carlos Alcaraz n’était pas de retour. L’ancien champion estime que le duel entre les deux hommes rendrait au tennis un “concours ouvert”, après une séquence marquée par des absences et des titres en rafale.

Panatta a expliqué cette idée dans un entretien accordé à Corriere della Sera, en reliant la domination actuelle de Sinner au contexte créé par la blessure de l’Espagnol. Dans les faits, Alcaraz s’est retiré du reste de la saison sur terre battue après une blessure au poignet droit, puis a manqué Wimbledon, le temps que sa reprise puisse s’organiser.

Une absence qui a changé le paysage

Le récit de Panatta a d’abord reposé sur le calendrier. Il a rappelé qu’Alcaraz n’était pas prêt à revenir pendant la saison sur gazon, ce qui l’a empêché de défendre sa place à Wimbledon. En son absence, Sinner a disputé le tournoi et a remporté Wimbledon, un résultat qui a renforcé l’impression d’un joueur au-dessus du lot.

Pour mesurer l’ampleur de l’événement, Panatta a aussi rappelé que Sinner avait connu une défaite surprise au deuxième tour de Roland-Garros. Cela n’a pas empêché ensuite Wimbledon de se transformer en vitrine, avec un Sinner capable d’enchaîner des victoires contre plusieurs adversaires.

Dans sa forme la plus récente, Sinner a bat Zverev 6-7(7) 7-6(2) 6-3 6-4, bat Djokovic 6-4 6-4 6-4, bat Struff 7-5 7-6(4) 6-3, bat Mochizuki 6-3 7-6(0) 6-3 et bat Brooksby 6-4 6-3 6-4. Ces scores ont donné un cadre clair à la domination décrite par l’Italien.

Panatta appelle le duel, pas la continuité

Ce qui frappe dans les propos de Panatta, c’est la façon dont il a relié la “compétition” à une confrontation précise. Il a dit attendre le retour d’Alcaraz, convaincu que le tennis redeviendrait un “concours ouvert” lorsque les deux joueurs, Sinner d’un côté et Carlos Alcaraz de l’autre, se retrouveraient. Son message s’est construit autour de l’idée que la rivalité change la manière dont un tournoi se raconte.

« Je l’attends, sincèrement convaincu que seulement avec les deux réunis à nouveau – Sinner d’un côté, Carlos de l’autre – le tennis redeviendra un concours ouvert, le duel que tout le monde désire. »

Panatta a ensuite insisté sur ce qu’il considère comme un déséquilibre actuel : “pour le moment”, selon lui, la rivalité manque, et la victoire de Sinner à Wimbledon a montré qu’il était trop fort pour l’ensemble du plateau. Il a aussi pointé le besoin de rivalités plus tranchées, en citant Zverev comme exemple d’un adversaire qui a enchaîné les défaites.

Quand Alcaraz revient : le calendrier comme enjeu

Sur la reprise, la trajectoire d’Alcaraz a suivi un chemin plus précis. Il ne s’est pas inscrit au Masters de Montréal, qui débute le 2 août. La confirmation la plus récente a indiqué une cible : le Masters de Cincinnati, qui commence le 13 août.

La suite probable dessinée par Panatta, à travers ce calendrier, a donc un point d’ancrage : avant le US Open, Alcaraz devrait rejouer à Cincinnati s’il n’y a pas de contretemps. Pour Sinner, cela signifie que le rapport de force sur le tableau principal dépendra directement de la présence de l’Espagnol.

La prochaine échéance se situe donc à Cincinnati, à partir du 13 août 2026, avec l’objectif implicite de confirmer ou d’ajuster son statut dans un tournoi où la concurrence pourrait redevenir plus directe. Et si le retour d’Alcaraz se concrétise, le débat de Panatta ne restera pas une phrase : il deviendra un match, tour par tour.

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