Naomi Osaka a rejoint les huitièmes de finale à Wimbledon en dominant Daria Kasatkina (6-1, 6-3), puis elle a décroché un autre type de récit, plus intime, en parlant du 3e anniversaire de sa fille Shai. Sur le court comme en interview, la journée a mêlé maîtrise et humour.
Naomi Osaka a livré une réponse claire au moment de confirmer son ticket pour le tour suivant. Face à Kasatkina, elle a pris l’ascendant très tôt et a tenu son rythme jusqu’au bout, pour s’imposer en deux sets, 6-1 puis 6-3. C’était le troisième tour à Wimbledon, et c’était aussi la première fois qu’Osaka atteignait ce stade de la compétition.
Un 3e tour maîtrisé, une première au 16e
À Wimbledon, Osaka en était à sa sixième participation. Cette fois, elle a atteint le 16e de finale pour la première fois de sa carrière. Le contexte compte aussi : elle a rejoint un groupe très précis en devenant la 3e Japonaise à atteindre le 16e de finale en simple dames dans les quatre tournois du Grand Chelem. Dans le même mouvement, l’histoire personnelle a trouvé un prolongement sur le gazon, avec un match qui s’est refermé sans laisser trop d’air à son adversaire.
Dans le tableau, la suite s’est dessinée immédiatement : pour viser les quarts de finale, Osaka devra enchaîner contre l’une des deux joueuses suivantes, Aryna Sabalenka ou Jelena Ostapenko. Le prochain rendez-vous a donc un enjeu direct, puisqu’un tour de plus l’emmènerait à un niveau supérieur de la compétition.
Shai, le parc… et un vœu pour « aujourd’hui »
Après la rencontre, l’interview sur le court a basculé vers la vie de famille. La question a porté sur la manière dont Shai avait fêté son 3e anniversaire la veille. Osaka a répondu avec franchise, en expliquant qu’ils n’avaient finalement pas pu emmener leur fille au parc.
Ce n’était pas une question d’emploi du temps, mais de comportement. « J’ai l’impression que je ne devrais pas vous le dire, mais elle était un peu “mal” hier. On a essayé de l’emmener au parc, puis elle a dû aller dans un coin pour se calmer. Donc on va réessayer aujourd’hui. C’était une superbe journée. Elle a soufflé ses bougies et fait un vœu. J’espère que son vœu, c’est d’être plus sage… sinon, aujourd’hui, c’est un nouveau jour pour elle », a raconté la joueuse.
« J’espère que son vœu, c’est d’être plus sage… sinon, aujourd’hui, c’est un nouveau jour pour elle. »
Le détail qui amuse, c’est la façon dont Osaka a relié l’instant familial à la suite immédiate : le lendemain sur le court, puis le même jour, un nouveau départ pour Shai. Le tournant émotionnel n’a pas annulé la rigueur sportive, il l’a simplement rendue plus proche.
La suite à Wimbledon : Sabalenka ou Ostapenko
Pour le prochain match, Osaka attend donc de connaître le nom de son adversaire dans la partie du tableau entre Aryna Sabalenka et Jelena Ostapenko. L’objectif est concret : passer le cap du 16e de finale pour accéder aux quarts de finale de Wimbledon.
En attendant, le passage par Kasatkina a laissé une trace simple : Osaka a atteint ce stade pour la première fois à Wimbledon, tout en continuant à écrire une trajectoire rare dans les Grands Chelems. Le gazon a servi de théâtre à ce double récit, celui d’une qualification et celui d’un vœu de sagesse… pour « aujourd’hui ».




