Novak Djokovic a retrouvé la compétition au Masters 1000 de Rome, après près de deux mois d’absence. Exempté du premier tour au tableau principal, le Serbe a rendez-vous avec Dino Prizmic au 2e tour à Foro Italico, sur terre battue.
Le retour a été préparé avec prudence, la blessure à l’épaule ayant retardé la reprise et réduit le temps de travail avant la saison sur terre battue. Djokovic a aussi reconnu qu’il avait espéré jouer plus tôt, mais qu’il avait dû améliorer progressivement sa condition pour se sentir prêt.
Un retour programmé, une préparation étalée
Djokovic n’a plus disputé de match depuis Indian Wells, et son calendrier a été perturbé par des soucis à l’épaule. Il a manqué Monte-Carlo et Madrid, ce qui a mécaniquement réduit ses repères avant le tournant de la saison sur surface lente. À Rome, il a donc cherché un premier test sérieux, dans un événement qu’il connaît bien.
Les attentes ont été volontairement cadrées : le Serbe a indiqué qu’il arrivait avec des objectifs mesurés, le temps de retrouver du rythme. Dans ce cadre, le Masters 1000 de Rome a été présenté comme une étape de construction avant Roland-Garros, le tournoi qu’il a désigné comme sa cible principale sur terre battue.
Foro Italico pour retrouver les repères
Le public a d’abord assisté à ses séances d’entraînement, avant le match de vendredi. À presque 39 ans, Djokovic continue de viser un Grand Chelem en carrière, tout en s’inscrivant dans une saison où Jannik Sinner et Carlos Alcaraz ont installé une forme de référence. Même sans parler de scénario, le message est clair : Rome doit servir de point d’appui pour redevenir compétitif.
Dans le tableau, son premier adversaire au 2e tour sera Dino Prizmic. Ce type de rencontre a une particularité : elle se joue tôt dans l’événement, donc avec le niveau de fraîcheur encore en construction. Ce qui a fait basculer le match, ce seront les détails de l’intensité et de la régularité, plutôt que le seul nom sur la feuille de match.
« Arriver avec des attentes plus basses »
Djokovic a expliqué sa démarche avec des mots simples : il a dit qu’il voulait rejouer au plus vite, mais que l’épaule avait imposé de patienter. Il a ensuite insisté sur la nécessité d’améliorer progressivement sa condition avant de viser plus haut sur terre battue.
« Je voulais revenir sur le circuit plus tôt, mais malheureusement, la blessure m’en a empêché. J’ai dû attendre un peu plus longtemps et améliorer progressivement ma condition pour préparer Rome. Mon objectif principal sur cette surface, c’est Roland-Garros. »
Il a aussi ajouté vouloir « faire le mieux possible » à Rome, même en arrivant avec des attentes plus basses. Le choix tactique et mental est cohérent : commencer par retrouver une base solide, puis augmenter l’exigence au fil du tournoi.
La suite est désormais directe : après Dino Prizmic à Foro Italico, Djokovic enchaînera au prochain tour du Masters 1000 de Rome. Pour lui, l’enjeu immédiat était de retrouver une sensation de match sur terre battue avant Roland-Garros, avec un seul impératif : être prêt quand le rythme s’accélère.




