À Roland-Garros 2026, Naomi Osaka a raconté comment, l’an dernier, les matchs serrés la submergeaient. Après sa victoire au 2e tour contre Donna Vekic, la Japonaise a expliqué qu’elle cherchait désormais à tenir le rythme point par point, sans se laisser envahir.
Des matchs serrés qui la faisaient paniquer
Osaka a décrit un basculement mental net. Elle a expliqué que, l’an passé, les rencontres accrochées la stresseraient à tel point qu’elle ne parvenait pas à les gérer : « Last year, tight matches stressed me out so much that I couldn’t really handle them. I would panic a lot », a-t-elle confié, ajoutant cette fois qu’elle avait appris à mieux respirer dans les moments tendus.
La scène avait pourtant quelque chose de familier : au 2e tour, la balle a tourné dans les temps forts, et l’échange s’est resserré quand le score a basculé. Osaka a remporté 7-6 (1) 6-4 face à Donna Vekic, en gardant une posture stable sur les points où l’adversaire venait chercher l’accélération.
Dans sa façon d’entrer dans le jeu, on l’a vue revenir à une consigne simple : chaque point devait être joué isolément. Elle a aussi dit qu’elle acceptait l’idée de perdre, tant qu’elle avait donné ce qu’elle avait, et qu’elle avait rendu le travail pénible pour l’opposition.
Point par point, rester calme quand ça casse
Osaka a précisé ce qu’elle cherchait désormais à produire : un enchaînement plus maîtrisé de ses décisions, sans laisser la tension dicter le tempo. Face à Vekic, elle a notamment tenu son plan sur les jeux où le service adverse a créé des opportunités, en se repositionnant tôt avant chaque coup, puis en lançant son coup de fond de court avec une accélération mesurée.
Au-delà du score, ce sont les instants de bascule qui ont compté. Elle a reconnu que Vekic l’avait fait déjouer sur certains moments, mais Osaka a répondu en restant calme et en cherchant à faire travailler l’adversaire jusqu’au bout de l’échange. L’ambiance des tribunes, elle, s’est tendue à chaque fois que l’échange s’allongeait, comme si tout le monde attendait le même geste : le prochain point, celui qui tranche.
Ce discours s’est logé dans le déroulé du match : un 7-6 (1) qui a confirmé la difficulté, puis un 6-4 qui a scellé la continuité. En 2026, Osaka a donc livré une réponse claire sur la manière d’absorber la pression.
Un 3e tour historique et un adversaire nommé
Au 3e tour à Roland-Garros, Osaka a hérité d’un défi à l’échelle d’un jalon. Elle a été placée tête de série n°16 et dispute son 9e Roland-Garros. Son adversaire annoncée est Iva Jovic, tête de série n°17.
Si Osaka bat Jovic, elle atteindra le tour des 16 à Roland-Garros pour la première fois de sa carrière. Le stade garde cette tension particulière des matchs où chaque échange semble plus lourd : on sent que le moindre relâchement peut coûter un jeu, et donc changer la trajectoire du match.
La Japonaise a aussi rappelé que l’objectif n’était pas seulement de gagner, mais de rester fidèle à la façon dont elle veut aborder les moments serrés. Elle a dit vouloir « jouer point par point », et elle a assumé l’idée de rendre l’adversaire responsable de la difficulté.
La suite : Jovic au 3e tour, et la marche des 16es
La prochaine étape pour Naomi Osaka a un nom : Iva Jovic, toujours à Roland-Garros 2026. Une victoire lui permettrait de viser le tour des 16, avec ce que cela implique pour la suite du tournoi. Sur le court, l’enjeu est simple à formuler et exigeant à tenir : rester calme quand les échanges se resserrent et que la tension monte.




