Interview

Mirra Andreeva a explosé à Madrid après un 5-1 lâché

À Madrid, Mirra Andreeva a lâché un avantage de 5-1 dans le troisième set face à Anna Bondar. Après un outburst, elle a forcé un tie-break et a finalement gagné en 7-6 (5).

Lena Kovac
28 avril 2026
3 min
Mirra Andreeva a explosé à Madrid après un 5-1 lâché

Mirra Andreeva a reconnu avoir basculé dans un “mauvais endroit” à Madrid après avoir commencé à se lancer des mots durs dans sa boîte, au moment où elle a laissé filer un avantage de 5-1 dans le troisième set face à Anna Bondar. Après l’accrochage, elle a finalement forcé un tie-break puis a remporté la rencontre sur le score de 6-7 (5) 6-3 7-6 (5).

Dans l’arène madrilène, l’instant a d’abord ressemblé à une formalité: au moment d’ouvrir le set décisif, Andreeva a enchaîné et a pris 5-1 d’avance. Puis, les cinq jeux suivants ont changé la couleur du match, et on l’a vue hausser le ton, répétant qu’elle n’était “pas une championne”, avant de se remettre au travail à la relance.

Un 5-1 qui a basculé, et des mots qui sortent

Le basculement s’est produit quand Mirra Andreeva a perdu les cinq jeux d’affilée qui lui auraient permis de conclure. Au lieu de garder la respiration régulière d’un set maîtrisé, elle a laissé la frustration parler, en s’adressant directement à sa boîte. Elle a lancé: « Je ne suis pas une championne. Je ne suis pas une championne. Je vais perdre. Je vais perdre », au milieu d’une tension palpable.

Dans ce troisième set, le script s’est inversé dans le jeu, et l’ambiance a suivi. On l’a vue rester debout, figée par l’idée d’avoir laissé passer l’opportunité, puis accélérer son retour à l’action quand il a fallu se remettre en piste. Sur terre battue, chaque échange compte double quand le tempo se dérègle: il faut réaffirmer le déplacement et tenir la cadence sur les appuis.

Le déclic après l’outburst

Après la rencontre, l’athlète de 18 ans a expliqué qu’elle s’était rendu compte d’être “dans un mauvais endroit” au moment où le score devenait 5-6 dans le troisième set. Elle a dit avoir attrapé sa propre pensée, comme si le moment l’avait réveillée, et s’est accrochée à une idée simple: ne pas laisser le match se terminer comme ça.

Elle a aussi pointé un autre regret, celui de ne pas avoir “fermé” plus tôt. Ses mots ont insisté sur la nécessité d’être plus courageuse quand une occasion se présente, surtout après avoir pris les devants. Physiquement, on l’a vue passer d’une posture crispée à une mise en mouvement plus déterminée, avec une recherche claire de relance et de rythme sur chaque jeu.

Le service au 12e jeu, puis la bascule dans le tie-break

Avant la fin, il a fallu tenir le fil. Andreeva a “servi out” le 12e jeu pour forcer un tie-break, et c’est là que le match a repris une trajectoire plus contrôlée. Dans ce type de séquence sur terre battue, le service devient un levier: au lieu de subir, elle a cherché à imposer le tempo dès la première frappe, et à faire respirer moins longtemps l’adversaire.

Le tie-break a ensuite tranché. Andreeva a remporté la partie sur un score de 6-7 (5) 6-3 7-6 (5) contre Anna Bondar. Le public, lui, a semblé retenir son souffle au moment de la transition, quand la tension qui avait gonflé pendant l’outburst s’est remise à décrocher jeu après jeu.

Madrid continue: Leylah Fernandez attend au quart

La scène de l’outburst n’a pas empêché la suite. Mirra Andreeva reviendra sur le court mardi pour affronter Leylah Fernandez, annoncée comme tête de série n°24, en quarts de finale à Madrid. Sur ce Masters 1000, la surface de terre battue impose une continuité dans les appuis et dans l’enchaînement des échanges, et chaque jeu devient une bataille de rythme.

Pour elle, l’enjeu immédiat est clair: transformer cette victoire en passage de relai au tour suivant, tout en gardant la leçon de la troisième manche. Le match face à Leylah Fernandez marquera un nouveau palier dans le tournoi, avec une marche à franchir en quarts et une place à défendre dans le tableau de Madrid.

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