Jannik Sinner est intervenu dans la controverse autour de la répartition des revenus à Roland-Garros. Le numéro 1 mondial a estimé que la priorité devait être donnée au respect entre joueurs et dirigeants de Grands Chelems, tout en appelant à des mesures concrètes dans les prochaines semaines.
Jannik Sinner a replacé le débat sur un terrain simple : selon lui, les joueurs donnent beaucoup et ne reçoivent pas assez en retour. Il a aussi précisé que la question concernait l’ensemble du circuit, pas seulement les têtes d’affiche.
Une demande centrée sur le respect et les droits
Dans ses propos, le jeune Italien a surtout insisté sur la relation entre les joueurs et les responsables des tournois. Il a expliqué que le sujet dépassait la seule question financière, en évoquant aussi des droits liés à la santé et à la retraite.
Ce qui a fait la différence, c’est la façon de cadrer le débat : Sinner n’a pas présenté la polémique comme un bras de fer réservé aux meilleurs. Il a plutôt décrit une revendication collective, portée par l’ensemble des joueurs.
Il a aussi commenté l’idée d’un boycott, jugée difficile à anticiper. Il a néanmoins estimé qu’il fallait commencer quelque part, et que des étapes devaient être enclenchées pour que les droits finissent par être mieux pris en compte.
Le contraste avec Wimbledon et l’US Open
Le débat a pris de l’ampleur après les critiques visant Roland-Garros, notamment sur la part des revenus reversée aux joueurs. Le texte évoquait une baisse de la contribution du tournoi, avec une part passée de 15,5 % en 2024 à 14,9 % cette année.
Sinner a mis en perspective ces chiffres en rappelant que d’autres Grands Chelems avaient fait évoluer leur modèle. Wimbledon a augmenté son enveloppe de 7 %, l’US Open de 20 %, tandis que l’Australian Open avait progressé de 16 % en début d’année.
Le choix tactique, ici, n’est pas sur le court : il est dans la construction du message. Sinner a cherché à ancrer la demande dans des exemples déjà appliqués ailleurs, pour rendre la négociation plus lisible.
Des délais attendus et une exigence de réponse
Interrogé sur la chronologie, l’Italien a estimé qu’une réaction devait suivre rapidement. Il a évoqué l’idée qu’en l’espace de 48 heures, une réponse et une réunion pouvaient être mises en place.
Il a aussi souligné que la frustration était partagée, et que la situation restait bloquée malgré les explications des responsables de Roland-Garros sur la possibilité d’augmenter le fonds total.
Dans sa conclusion, Sinner a précisé qu’il ne réclamait pas un pourcentage précis comme 50 %. Son objectif était plus large : obtenir plus que ce qui est proposé aujourd’hui, afin de répondre aux attentes du plus grand nombre.
Prochain rendez-vous : Wimbledon et l’ajustement espéré
La suite probable passe par Wimbledon, puisque Sinner a indiqué que les montants annoncés pour le tournoi seraient connus dans les prochaines semaines. Il a aussi mentionné l’US Open comme étape suivante dans la recherche d’un cadre plus favorable.
Sur le plan du circuit, l’enjeu est clair : obtenir des décisions qui changent réellement la répartition des revenus et les conditions liées aux droits des joueurs, avant que la saison n’enchaîne les échéances majeures.




