Jack Draper a confirmé un changement majeur dans son encadrement pour la saison sur gazon : Andy Murray a rejoint son équipe dans un rôle de soutien, après la fin de sa collaboration fermée avec Jamie Delgado. La décision intervient alors que Draper prépare Queen’s et Wimbledon, deux rendez-vous où Murray avait marqué l’histoire.
Cette arrivée pèse aussi sur le plan humain. Draper a remercié Delgado et a assuré continuer à être accompagné par la LTA pendant toute la période grass-court, avec Murray qui doit rejoindre le groupe tout au long de l’été. Sur le papier, ce sont deux retours de flamme : Murray retrouve le gazon, et Draper cherche un déclic après des pépins physiques. Le calendrier du mois de juin et de juillet s’est donc resserré autour d’un objectif clair : enchaîner les semaines sans se faire arrêter. Jack Draper a aussi évoqué la nécessité de retrouver du rythme, après une saison contrariée par des blessures.
Delgado parti, Murray arrive : un rôle de soutien assumé
Le message a été net : Murray ne doit pas être “la” figure principale du box, mais un appui. Dans l’entourage de Draper, l’idée a été présentée comme un transfert d’expérience, avec un regard de terrain et de vestiaire plutôt qu’une prise en main technique immédiate. Murray a déjà coaché Draper dans le passé en travaillant avec lui sur des périodes et des contextes spécifiques ; cette fois, il est annoncé comme soutien durant toute la saison sur gazon.
Draper a aussi confirmé qu’il continuerait à recevoir l’aide du dispositif de la LTA, tandis que Murray viendra se greffer au groupe durant les semaines grass-court. Le choix est cohérent avec la programmation : Queen’s et Wimbledon arrivent vite, et le moindre accroc sur la récupération complique la gestion des entraînements. Andy Murray retrouve donc un environnement qu’il connaît, avec un rôle calibré pour accompagner, pas pour imposer.
Des blessures qui ont coupé l’élan
Avant de basculer sur gazon, Draper avait été stoppé par des problèmes physiques. Il avait notamment subi une blessure au genou à Barcelone, ce qui l’avait conduit à se retirer du reste de la tournée sur terre battue. Le point important n’était pas seulement l’arrêt : c’était le rythme de reprise, interrompu à plusieurs reprises par de nouveaux soucis corporels.
La séquence récente a aussi rappelé la fragilité du moment. Draper a perdu contre Etcheverry 6-3 3-6 1-4, puis contre Opelka 6-7(7) 6-7(7), et encore contre Medvedev 1-6 5-7. Il a néanmoins battu Djokovic 4-6 6-4 7-6(7) et Cerundolo 6-1 7-5. On est donc sur un mix de matchs joués, interrompus, puis relancés, avec des réponses qui ont varié d’un adversaire à l’autre.
Pourquoi CE choix de moment compte pour Draper
Ce qui se joue ici, ce n’est pas une “grande annonce” pour la galerie. C’est une programmation d’équipe. Draper a placé son changement de coaching au moment où Queen’s puis Wimbledon se rapprochaient, c’est-à-dire quand la marge de manœuvre diminue : on n’a plus le temps de tâtonner et de corriger des habitudes sur plusieurs semaines. Le rôle de Murray, pensé comme support, colle à cet enjeu de gestion.
Le timing a aussi une dimension mentale. Murray revient sur des tournois où il a déjà gagné plusieurs fois, et il arrive avec une expérience de pression en match. Dans le même temps, Draper a parlé de la continuité avec l’équipe de la LTA, ce qui suggère une volonté de stabiliser l’environnement avant d’attaquer la partie la plus exposée de la saison grass-court.
« Je suis très reconnaissant envers tout ce que Jamie Delgado a fait pour moi au cours de ces six derniers mois. C’est un entraîneur de niveau mondial et un homme remarquable. »
Draper a ajouté qu’il continuerait d’être soutenu par la LTA, avec l’arrivée d’Andy Murray pour l’accompagner pendant toute la saison sur gazon.
La suite probable : Draper face au prochain test sur gazon
Maintenant, le vrai filtre, c’est la transition vers les matchs sur herbe à venir. Draper a rendez-vous avec Queen’s puis Wimbledon en juin et juillet, et son objectif sera de transformer l’encadrement en résultats. Le prochain test se jouera dans la capacité à enchaîner les semaines sans retomber dans le scénario des blessures qui ont coupé l’élan, tout en gardant une équipe stable autour de lui.
Pour Murray, l’enjeu est simple : être utile immédiatement, dans les séances et au bord du court, au moment où chaque décision compte. Pour Draper, il s’agit d’installer une continuité de travail jusqu’au tableau principal, là où la moindre perte de repères se paie cash.




