Jannik Sinner a enchaîné des succès retentissants sur terre battue au printemps 2026, au point de marquer les esprits dans les tournois Masters 1000. Ivan Ljubicic n’a pas été surpris par cette ascension : l’ancien numéro 3 a rappelé, à partir de ce qu’il avait déjà vu l’an passé, que la surface lente offrait un terrain naturel à l’Italien.
On retrouve dans ses propos une idée centrale : le talent était déjà là, mais l’expérience a ajouté une couche de lucidité dans les grands rendez-vous. Avant de revenir sur les détails, Ljubicic a replacé le tournant dans le parcours récent de Sinner et dans la manière dont il a abordé la saison sur terre.
Ce qui s’est déjà vu sur terre l’an passé
Ljubicic a d’abord pointé les repères de la saison précédente, avec des performances qui annonçaient une continuité possible. Sinner avait atteint les finales à Rome et à Roland-Garros, deux étapes majeures du calendrier sur terre, même s’il n’avait pas gagné ces deux rendez-vous. Dans le même temps, ces deux finales contre Carlos Alcaraz ont installé l’idée d’un joueur capable de tenir le rythme des grands matchs sur la durée.
À ce stade, ce qui frappe chez Ljubicic, c’est la cohérence du récit : il ne parle pas d’un phénomène qui serait apparu d’un coup, mais d’un profil qui s’est installé. Il a aussi souligné que Sinner se présentait aux trois Masters 1000 sur terre et à Roland-Garros quand il est en état, une logique qu’il a comparée à l’exception de Rafael Nadal.
Monte-Carlo et Madrid : une confirmation à grande échelle
Au printemps 2026, Sinner a franchi un cap. Il a remporté Monte-Carlo et Madrid pour la première fois, et Ljubicic a relié ce moment à l’idée d’une expérience qui s’ajoutait à la base. Dans son regard, la différence ne venait pas seulement du jeu, mais de la façon d’entrer dans les matchs importants avec davantage de maîtrise.
Un autre élément a compté dans la trajectoire possible de Sinner : l’absence prolongée de Carlos Alcaraz sur la séquence de terre. Après la finale perdue à Monte-Carlo, Alcaraz s’est retiré du reste de la tournée en raison d’une blessure au poignet droit, ce qui a ouvert davantage de place dans la chasse aux titres. Ljubicic a donc insisté sur le fait que le contexte avait permis à Sinner d’aller au bout de son intention.
Une saison construite sans se crisper
Ljubicic a aussi balayé les inquiétudes liées au rythme de Sinner. Selon lui, le joueur n’a pas laissé la charge du calendrier le déstabiliser à Monte-Carlo et à Madrid, et il a abordé Rome avec l’impression d’arriver « frais ». Dans ce schéma, l’expérience sert à mieux gérer les moments-clés, pas à ralentir la trajectoire.
Il a même évoqué l’idée d’un enchaînement naturel pour un joueur à un âge où, quand il est en forme, il est logique de jouer tous les grands rendez-vous. La comparaison avec Nadal, qui avait dominé l’ensemble du swing sur terre en 2010, a servi de repère historique dans son argumentation.
« Pour moi, il n’y avait aucun doute : Jannik était fort sur terre. Il était déjà tout en haut l’an dernier, en atteignant les finales à Rome et à Paris et en perdant contre Carlos. Il continue son élan, mais avec un peu plus d’expérience. »
La suite : Sinner vise les prochains grands rendez-vous
À l’approche des prochaines étapes sur terre en 2026, Sinner a un objectif clair : aller le plus loin possible dans les tournois majeurs de la saison. Le prochain match à surveiller s’inscrira dans cette séquence, avec l’enjeu de points à défendre sur les épreuves du calendrier sur terre et la possibilité de consolider sa place au sommet. Pour Ljubicic, le fil conducteur reste le même : la combinaison entre les repères déjà établis et l’expérience acquise dans les grands matchs.




