À l'approche d'Indian Wells, la question du favori anime déjà les débats. Si Carlos Alcaraz et Jannik Sinner occupent le devant de la scène, Novak Djokovic — de retour à la compétition après n'avoir disputé que l'Open d'Australie cette saison — suscite lui aussi des attentes particulières. Et pour John Isner, ancien joueur et voix du circuit américain, le verdict ne fait pas de doute : c'est le Serbe qui repartira avec le titre.
Isner mise tout sur Djokovic
John Isner n'a pas tourné autour du pot. Interrogé sur ses pronostics pour le tournoi californien, il a désigné Novak Djokovic, actuellement classé troisième mondial, comme son grand favori. L'argument central : le format du tournoi, avec ses nombreux jours de repos entre les matchs, conviendrait parfaitement à un joueur de 38 ans qui revient d'une longue absence.
« Je mise sur le GOAT. Donnez-moi Novak pour le titre. Il est là, il s'est entraîné à UCLA. Il était au match des Lakers, sans la moindre pression. Il n'est pas inquiet pour ce tournoi. [...] Il y a beaucoup de jours de repos ici. Ce ne sera pas éprouvant physiquement pour lui. »
Le tableau offre en effet une particularité notable pour les têtes de série les mieux placées : les tours préliminaires s'étalent sur plusieurs jours, offrant davantage de récupération qu'un Masters 1000 classique. Pour Djokovic, dont l'agenda cette saison a été allégé jusqu'ici, ce rythme constitue potentiellement un avantage.
Un retour sous haute surveillance
La dernière apparition de Djokovic sur le circuit remonte à l'Open d'Australie, où il s'inclina face à Alcaraz (2-6, 6-2, 6-3, 7-5) après avoir notamment battu Sinner (3-6, 6-3, 4-6, 6-4, 6-4). Deux mois sans compétition officielle, et les regards se tournent naturellement vers son état de forme à Indian Wells.
Isner a évoqué la préparation sereine du Serbe, aperçu aux entraînements sur les courts d'UCLA et dans les tribunes d'une rencontre NBA des Lakers. On l'a vu à son langage corporel lors de ces apparitions : aucun signe de tension particulière, un homme qui arrive en confiance plutôt qu'avec la fébrilité d'un joueur qui aurait besoin de se rassurer.
Sa première entrée en lice n'est pas prévue avant vendredi au plus tôt, ce qui lui offre un délai supplémentaire pour peaufiner sa préparation physique et mentale. Une entrée en matière tardive dans le tableau, qui lui permettra aussi d'observer le jeu des concurrents.
Un tournoi que Djokovic n'a pas dominé ces dernières années
Indian Wells reste un tournoi à part sur le circuit. Le désert californien, ses nuits fraîches et ses courts rapides définissent une atmosphère singulière, loin de l'atmosphère feutrée des Grand Chelems. La surface dure convient au registre de Djokovic — sa capacité à verrouiller les échanges depuis le fond, à neutraliser les attaques adverses avec un revers à deux mains d'une précision chirurgicale, reste intacte.
Mais l'article source le rappelle avec justesse : ces dernières années, le Serbe n'a pas véritablement fait la loi ici. Le tournoi lui a souvent résisté. La question n'est donc pas tant celle du potentiel — rarement contesté — que celle de la régularité sur deux semaines, avec des matchs en trois sets gagnants à partir des quarts de finale.
Une semaine pour confirmer ou infirmer
Si Isner voit juste, Djokovic devra traverser un tableau qui comprend, entre autres, les candidats habituels aux derniers tours d'un Masters 1000 de cette envergure. Son premier adversaire officiel n'est pas encore connu au moment de ces déclarations. La route vers une éventuelle finale passera presque certainement par l'un des deux hommes qui occupent actuellement le haut du classement mondial — Alcaraz et Sinner — ou par un outsider capable de surprendre dans ce format.
Indian Wells distribue des points précieux en vue du classement ATP de fin de saison. Pour Djokovic, qui entame l'exercice 2026 avec peu de matchs dans les jambes, le résultat de cette semaine californienne constituera un premier étalon sérieux avant la saison sur terre battue.




