Iga Swiatek a évoqué, à Stuttgart, sa collaboration avec Rafael Nadal à la Rafa Nadal Academy. La Polonaise a décrit un coaching « chill », tout en confirmant que le Majorquin ne lui avait jamais crié dessus durant leur présence sur le court. Après sa reprise sur terre, elle a aussi ouvert la porte à un duel de quart de finale à venir, dont le nom dépend encore d’un match entre Mirra Andreeva et Alycia Parks.
À la Rafa Nadal Academy, une dynamique « chill »
Iga Swiatek a rejoint la Rafa Nadal Academy, à Mallorca, il y a deux semaines, après s’être séparée de Wim Fissette. Sur place, elle a été accueillie par Nadal et Francisco Roig, avec lesquels elle a officiellement convenu d’une collaboration. Lors des premiers entraînements, Nadal a aussi été présent sur le court, avec des vidéos montrant l’ancien numéro 1 de l’ATP donnant des consignes à la joueuse classée quatrième en WTA.
Interrogée sur la nature de ce coaching, elle a expliqué que les dynamiques lui avaient semblé particulières, puisque Francisco Roig était le coach de Nadal. Swiatek a ajouté que, malgré cette organisation, Nadal intervenait par moments pour apporter des conseils, dans une atmosphère qu’elle a qualifiée de « chill ». Dans le même souffle, elle a aussi souligné que la présence de Nadal obligeait à répondre présent : dès que le regard se tourne vers le central, le corps se met en mode exécution.
« No but he was motivating… » : pas de cris, de l’exigence
La question a ensuite porté sur un détail plus personnel : Nadal avait-il déjà haussé le ton pendant ses échanges ? Swiatek a répondu par la négative, tout en précisant que l’intensité du Majorquin s’exprimait autrement. Elle a décrit une motivation « positive », et a surtout insisté sur le fait que, même quand l’atmosphère semblait détendue, il fallait appliquer ce qui était demandé à 100 %.
Le contraste est resté net dans ses mots : « chill » d’un côté, « strict » de l’autre. Elle a expliqué que, avec Rafa, le message passait par l’attitude et l’énergie plutôt que par le volume sonore. On l’a vue, au moment de répondre, adopter une posture attentive, épaules légèrement avancées, comme pour rappeler le rythme imposé sur le court : écouter, puis exécuter immédiatement l’enchaînement suivant.
« Je dirais que Nadal, en tant que coach, était assez chill. »
Reprise sur terre : Stuttgart pour relancer la saison
Sur le plan sportif, Swiatek a lancé sa saison sur terre à Stuttgart après un mois sans match. Elle a remporté son entrée en lice à la régulière, en s’imposant 6-2, 6-3 face à Laura Siegemund, pour atteindre les quarts de finale. Au fil des jeux, on a vu son jeu s’installer avec des accélérations franches au bon moment, notamment sur ses coups droits : le transfert de poids était visible, puis le bras avançait pour prendre la balle tôt et imposer le tempo.
Après la rencontre, la Polonaise a de nouveau été interrogée sur le rôle de Nadal. Elle a expliqué que l’ancien champion l’avait motivée sans crier, et qu’elle cherchait elle-même à lui renvoyer la même énergie. Ce type de présence sur le court, selon elle, « fait le job » : l’atmosphère bascule quand les consignes s’accompagnent de l’exigence du regard.
Quarts à Stuttgart : Andreeva ou Parks
Le prochain adversaire de Swiatek à Stuttgart ne sera pas connu avant la fin du match entre Mirra Andreeva et Alycia Parks. Le quart de finale se jouera donc contre la gagnante de cette affiche, ce qui donne une pointe d’incertitude au tableau, juste au moment où Swiatek retrouvait la compétition. Pour l’instant, l’objectif immédiat reste simple : tenir le niveau trouvé sur sa reprise et transformer les séquences décisives en jeux gagnés, sans laisser le tempo retomber.
La suite s’écrira au rythme du tournoi : un quart de finale à Stuttgart, puis les étapes suivantes où chaque match pèse dans la course au classement. À partir de là, Swiatek devra gérer l’alternance entre relâchement et concentration, tout en gardant ce fil d’exécution qu’elle a décrit en présence de Nadal — sans cris, mais avec une intensité constante.




