Iga Swiatek a repris la compétition à Stuttgart sur terre battue, mais l’attention s’est aussi portée sur l’absence de sa sports psychologist Daria Abramowicz dans l’équipe. Son manager a balayé les rumeurs en expliquant qu’il s’agissait d’une rotation normale au sein d’un groupe, sans lien avec un éventuel départ.
Dans son premier match du tournoi, Iga Swiatek a été stoppée par Laura Siegemund (score du vainqueur : 2-6 3-6) lors du 64e de finale, le 15 avril 2026. Depuis les tribunes, on a vu un match où la concentration de la Polonaise a parfois buté sur le rythme imposé par l’Allemande : à un échange décisif, Swiatek a accéléré de l’arrière en avançant le buste, puis a enchaîné avec un coup droit appuyé, avant de se retrouver sous pression sur le jeu suivant.
Une absence remarquée, puis contestée
La polémique a pris naissance après que Daria Abramowicz n’a pas été aperçue dans le box à Stuttgart. Les critiques évoquées autour du travail de la sports psychologist en 2026 ont nourri des spéculations : certains ont imaginé un changement de staff, d’autres ont voulu interpréter cette non-présence comme une rupture.
Le point qui a fait basculer l’atmosphère, c’est le silence autour d’une équipe pourtant habituée à être visible lors des grands rendez-vous. Le public, lui, ne s’y est pas trompé : quand un visage familier manque au moment de l’échauffement et des changements de côtés, la tension monte vite, même sans élément concret.
Et ce n’était pas la seule question posée. Une remarque a aussi circulé sur le fait qu’Abramowicz n’aurait pas été présente à Stuttgart en 2023, lorsque Swiatek avait remporté le tournoi.
Le manager a tranché : rotation et pauses au sein du staff
Interrogé par un journaliste polonais, le manager de Swiatek a répondu sans détour. Il a expliqué que l’absence d’un membre de l’équipe à un tournoi n’avait rien d’extraordinaire : pendant une saison longue, les personnes peuvent tourner et prendre des pauses, comme cela s’observe chez les meilleures joueuses.
« L’absence d’un membre de l’équipe à un tournoi n’a rien d’extraordinaire […]. Sur une saison longue d’environ 11 mois, certaines personnes alternent et prennent des pauses. »
Dans le box, on a senti que la réponse avait pour but de remettre de l’ordre. Sur le court, Swiatek a continué de chercher le bon tempo : à la reprise après un échange accroché, elle a retrouvé une posture plus stable, épaules orientées, puis a tenté un enchaînement rapide pour reprendre l’initiative.
Ce discours a aussi été présenté comme une explication valable au-delà du cas de Stuttgart, avec l’idée que ce type de rotation existe chez d’autres joueuses de premier plan.
À Stuttgart, le match a basculé dans le jeu d’attaques
Le tournoi n’a pas laissé de place au doute : Laura Siegemund vs Iga Swiatek a tourné à l’avantage de l’Allemande, qui a signé la victoire sur le score 2-6 3-6 (du point de vue du vainqueur). Dans ce 64e de finale, Siegemund a notamment appuyé son service avec 1 ace, tout en concédant 1 double faute.
Swiatek, elle, a rendu une copie plus heurtée au service : 2 aces mais 7 doubles fautes, et une première balle à 52 %. En face, la première balle de Siegemund a atteint 71 %, ce qui a permis à l’Allemande de construire ses points dans un tempo plus sûr.
On l’a vu sur les moments de transition : après une double faute, Swiatek a marqué une micro-pause, puis a repris son déplacement vers l’avant pour remettre la balle dans le court. Le geste était là, mais la marge de précision a semblé plus étroite, et le match a glissé vers le contrôle de Siegemund.
La suite : Andreeva en quarts à Stuttgart
Avec cette défaite, l’attention se déplace déjà sur la suite du tableau. Pour la suite du tournoi à Stuttgart, il a été indiqué que Swiatek affrontera Mirra Andreeva au prochain tour, en quart de finale.
À l’échelle de l’objectif immédiat, l’enjeu était clair : à Stuttgart, chaque match pèse sur le déroulé du classement. Pour Swiatek, le prochain rendez-vous a une date et un cadre précis : le prochain match du tournoi, programmé dans les quarts, où elle devra retrouver un service plus stable et un rythme plus constant dès les premiers échanges.




