À Roland-Garros, Iga Swiatek a été freinée en seizièmes de finale par Marta Kostyuk. Après sa défaite, la quadruple lauréate du tournoi à Paris a reconnu que la gestion du stress lui devenait plus compliquée et que le retour à l’aisance pourrait prendre du temps.
Un match qui a glissé au moment des points clés
Sur le court, l’atmosphère a changé quand Swiatek s’est retrouvée à servir pour le premier set, à 5-4. La Polonaise n’a remporté qu’un seul point sur son service et a laissé Kostyuk revenir pour reprendre le contrôle. Dans la foulée, au 12e jeu, sur une balle de set, Swiatek a tenté un coup d’approche, mais son geste a manqué de qualité : Kostyuk l’a punie avec un passing gagnant.
Le deuxième set a commencé avec un signal : Swiatek a pris un départ en obtenant un break rapide. Mais elle n’a pas su convertir, manquant un long deuxième jeu. Ensuite, le rythme s’est durci. Kostyuk a enchaîné et a terminé le match en remportant les six derniers jeux pour s’imposer 7-5, 6-1.
Des erreurs non provoquées qui ont alimenté la tension
Au fil des échanges, Swiatek a semblé de plus en plus prise par ses propres nerfs. Les points ont basculé sur des fautes directes : la Polonaise a multiplié les erreurs non provoquées, avec une sensation de tennis moins stable, moins précis dans le timing. Dans ces moments-là, on l’a vue hésiter, puis accélérer trop tôt, comme si sa concentration cherchait un réglage impossible.
À l’échelle de la saison, la défaite à Roland-Garros s’est ajoutée à un bilan de 21 victoires et 10 défaites en 2026, selon les données disponibles. Pour Swiatek, la question n’a pas été seulement de trouver le bon plan de jeu : elle a surtout parlé d’un état mental qui l’a déstabilisée aux instants décisifs.
« Plus difficile que l’an dernier » : le stress au cœur du récit
Après la rencontre, Iga Swiatek a expliqué que la pression lui posait davantage de problèmes qu’en 2025. Elle a notamment déclaré :
« C’est un peu plus difficile pour moi de gérer le stress comme l’an dernier, surtout parce que je sens que le pic a eu lieu aux États-Unis cette année. Aujourd’hui, je me sentais à côté et j’ai fait des erreurs que je ne voulais pas faire. »
Elle a aussi laissé entendre que la solution ne serait pas immédiate, en évoquant un délai potentiellement long. Là encore, les mots ont porté sur le temps nécessaire pour retrouver de la constance et une sensation de confort sur le court.
Dans la période précédente, elle avait semblé trouver des repères à Rome : elle y avait atteint la demi-finale. Mais à Paris, le stress a repris le dessus, et l’équipe a dû repartir à la recherche de réponses.
La suite : travailler avant le prochain rendez-vous
Pour la suite du calendrier 2026, Swiatek devra surtout retrouver une stabilité mentale au moment des points chauds, puisque son prochain match dépendra du tableau qui se dessinera après Roland-Garros. Face à l’adversité de Marta Kostyuk, elle devra aussi composer avec le scénario d’un match où un service à 5-4 puis une balle de set au 12e jeu ont suffi à basculer.
À défendre, pour la suite, il y aura la capacité à revenir à un niveau plus solide dans les moments de tension, avec l’objectif de retrouver un confort de jeu durable sur la terre battue française.




