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Ferrero ouvert à un retour en coaching en 2026

Juan Carlos Ferrero admet avoir reçu plusieurs offres depuis sa séparation avec Carlos Alcaraz, mais n'a pas encore trouvé la motivation suffisante pour reprendre du service en 2026.

Julien Doucet
10 avril 2026
3 min
Ferrero ouvert à un retour en coaching en 2026

Séparé de Carlos Alcaraz en fin d'année 2025, Juan Carlos Ferrero brise le silence sur son avenir dans l'entraînement. L'Espagnol de 46 ans ne ferme aucune porte, mais prend son temps. Des offres existent — aucune ne l'a convaincu pour l'instant.

Une pause assumée, pas une retraite

Juan Carlos Ferrero est clair sur sa situation : il ne ressent pas, pour l'heure, l'envie de reprendre la route. Le champion de Roland-Garros 2003 a expliqué à Marca que plusieurs propositions lui sont parvenues depuis sa séparation avec Alcaraz, mais qu'aucune n'a suffi à rallumer la flamme.

« Je n'exclus pas un retour cette année. Mais pour l'instant, je ne ressens pas cet appel qui me donnerait l'envie et la motivation de reprendre les rênes. J'ai eu de très bonnes offres, mais au niveau de la motivation interne, je n'ai pas trouvé la raison de voyager à nouveau. En ce moment, le tennis ne me manque pas. »

Ce qu'il décrit n'est pas un désintérêt pour le tennis, mais une exigence vis-à-vis de lui-même. Ferrero ne veut pas s'engager sans conviction réelle. C'est un aspect souvent sous-estimé dans le monde de l'entraînement : un coach sans motivation interne est rarement un atout pour un joueur au plus haut niveau.

Une séparation qui avait surpris tout le monde

Le départ de Ferrero de l'équipe Alcaraz, juste avant le début de la saison 2026, avait pris le milieu par surprise. Sept ans de collaboration, un palmarès commun imposant — et une rupture dont les circonstances restaient floues. L'entraîneur espagnol avait alors laissé entendre qu'il était prêt à continuer, ce qui avait rendu la décision d'autant plus difficile à interpréter.

Depuis, Alcaraz travaille avec Samuel Lopez. Et le numéro 1 mondial a rapidement tourné la page sur le plan sportif : en janvier, il s'est imposé à l'Open d'Australie pour décrocher son premier titre dans ce Grand Chelem et compléter son Grand Chelem en carrière.

La porte Alcaraz reste entrouverte

En mars, Ferrero avait répondu directement à la question que tout le monde posait : une réunion avec Alcaraz est-elle envisageable ?

« Je sais que si Carlos me demandait un jour de revenir, je ne pourrais pas dire non. »

Une déclaration qui dit beaucoup sur la nature du lien entre les deux hommes. Pour autant, Ferrero ne semble pas dans l'attente de ce scénario. Il cherche un projet qui l'emballe — pas nécessairement le plus prestigieux, mais le plus stimulant pour lui personnellement.

Alcaraz, lui, avance à Monte-Carlo

Pendant que son ancien entraîneur réfléchit à la suite, Carlos Alcaraz continue sa saison. Sur la terre battue de Monte-Carlo, il vient de passer le cap des seizièmes de finale en dominant son adversaire 6-1, 4-6, 6-3. Voir le détail du match. Le numéro 1 mondial a servi avec efficacité — 5 aces, 67 % de premières balles — et converti ses occasions sur les points importants.

Le schéma du match est parlant : une mise en route tranchante dans le premier set, un relâchement en deuxième manche, puis une reprise de contrôle nette au troisième. Ce type de gestion — perdre un set sans perdre le fil — est précisément ce qui caractérise un joueur capable de s'adapter en cours de match sans paniquer.

Le tournoi de Monte-Carlo se poursuit. Alcaraz est en quarts de finale et devra confirmer sa maîtrise sur cette surface face à un adversaire à déterminer. Ferrero, lui, regardera depuis les tribunes — ou depuis chez lui. Pour l'instant, c'est son choix.

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