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Ferrero : « Je ne pourrais pas lui dire non »

Interrogé sur une possible reprise de collaboration avec Carlos Alcaraz, Juan Carlos Ferrero a déclaré qu'il ne pourrait pas lui dire non. L'entraîneur espagnol livre ses sentiments, plusieurs semaines après une séparation qu'il décrit comme douloureuse.

Lena Kovac
5 mars 2026
3 min
Ferrero : « Je ne pourrais pas lui dire non »

La séparation entre Juan Carlos Ferrero et Carlos Alcaraz, annoncée en décembre, a provoqué une onde de choc dans le monde du tennis. Depuis, l'entraîneur espagnol s'exprime progressivement sur les circonstances de cette rupture et, surtout, sur ce qu'il envisage pour la suite.

Une porte entrouverte pour une collaboration future

Dans un entretien accordé au journaliste espagnol Josep Pedrerol, Juan Carlos Ferrero a été interrogé sur l'éventualité de retravailler avec Carlos Alcaraz. Sa réponse, directe, a surpris plus d'un observateur : il n'exclurait pas un retour.

« On dit que les suites ne valent jamais l'original, mais dans certains films, si. Au fond de mon cœur, je ne pourrais pas lui dire non. »

Ferrero, 46 ans, n'a pas fermé la porte. Le ton de cette déclaration, mesurée mais sans ambiguïté, contraste avec le silence qui avait entouré l'annonce de leur séparation en décembre.

La douleur d'une fin inattendue

Dans un entretien précédent accordé au quotidien Marca, enregistré dans son académie de Villena, l'ancien numéro un mondial n'avait pas dissimulé l'impact émotionnel de cette rupture.

« C'est douloureux. Je suis blessé. J'ai tout donné et mis toute mon âme dans ce projet. »

Ferrero a accompagné Alcaraz depuis ses débuts et a été présent lors de ses six titres du Grand Chelem. Une collaboration de près de huit ans, dont la fin soudaine a laissé des traces visibles chez l'entraîneur.

Alcaraz sans Ferrero : l'Australian Open comme premier test

Quelques semaines après la séparation, Alcaraz — actuellement numéro un mondial — a remporté l'Open d'Australie, le seul Grand Chelem qui lui manquait au palmarès. Cette victoire sans Ferrero a alimenté les interrogations sur l'avenir de chacun.

Du côté de l'entraîneur, la question de la suite se pose concrètement. Il a confié qu'il ne souhaitait plus construire la carrière d'un jeune joueur depuis zéro. Il préférerait désormais travailler avec un joueur déjà formé, sans écarter la piste Jannik Sinner. Des déclarations qui dessinent les contours d'une reconversion vers un profil d'entraîneur de haut niveau, au sens le plus strict du terme.

Une séparation sans explication officielle

Ni Ferrero ni Alcaraz n'ont fourni de justification publique claire à leur séparation. Les spéculations ont circulé, mais aucune version définitive n'a été confirmée. Ce flou entretenu par les deux parties rend chaque prise de parole de l'entraîneur d'autant plus scrutée.

Ce que Ferrero a néanmoins précisé, c'est que la nouvelle lui a été annoncée brutalement. La formulation choisie — que la nouvelle lui a laissé une marque profonde — suggère que la manière a compté autant que la décision elle-même. Un sentiment qui transparaît dans chacune de ses interventions depuis décembre.

La saison sur terre battue approche, surface sur laquelle Ferrero a lui-même construit sa légende. Alcaraz s'y présentera avec un nouveau staff, dans un calendrier qui comprendra notamment les tournois de Monte-Carlo, Madrid et Roland-Garros. Si une discussion devait s'ouvrir entre les deux hommes, c'est probablement dans cet intervalle — entre deux saisons sur surface rapide — qu'elle aurait le plus de sens.

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