David Ferrer a donné des nouvelles de Carlos Alcaraz et a posé une condition claire pour son retour : aucune reprise tant qu’il existe un risque d’aggraver la même blessure. Le capitaine de la sélection espagnole a assuré que la récupération avançait, mais que la prudence primerait sur le calendrier.
Carlos Alcaraz a lancé sa saison sur terre en enchaînant des matches avant d’être stoppé par une blessure au poignet droit. Après une participation à Monte-Carlo où il a terminé finaliste, il s’était rendu à Barcelone la semaine suivante. Dès son entrée en lice, il a remporté son premier match contre Otto Virtanen, puis il a ressenti ce problème au poignet.
Du poignet droit au forfait de la saison sur terre
À Barcelone, l’accident n’a pas été traité comme un simple contretemps. Après d’autres examens et une imagerie par résonance magnétique, le diagnostic s’est révélé plus sérieux que prévu. Résultat : Alcaraz s’est retiré du reste du tournoi de Barcelone et du reste de la saison sur terre.
La suite a encore rigidifié son planning. Le 19 mai, il a annoncé qu’il se retirerait de l’ensemble de la saison sur gazon. Avec ce choix, il a manqué Wimbledon, après avoir déjà manqué Roland-Garros.
Depuis les tribunes, on imagine la tension autour d’un joueur qui avance au millimètre : un poignet, c’est aussi la stabilité du geste, la capacité à enchaîner les accélérations et à garder le tempo. Et quand le corps demande de ralentir, le moindre retour trop tôt se paie cher.
La règle de Ferrer : “des garanties”
Interrogé sur El Partidazo de Cope, David Ferrer a expliqué qu’il restait en contact avec Alcaraz. Il a souligné que la récupération progressait, tout en rappelant que la reprise ne se ferait que lorsque les conditions seraient réunies.
« Je parle avec lui, la récupération se passe bien, mais il faut respecter les faits et avancer petit à petit. L’important, c’est qu’il récupère bien et qu’au moment où il rejoue ou fait ses débuts en compétition, il le fasse avec toutes les garanties pour ne pas se blesser à nouveau. »
Ferrer a aussi mis en garde contre l’impatience. Il a reconnu qu’Alcaraz voulait revenir, mais il a rappelé que précipiter le retour pouvait se retourner contre lui. Dans ces moments-là, le public retient son souffle : on observe les gestes, les appuis, la façon dont le joueur retrouve une posture stable avant même de penser à attaquer.
Pour situer le contexte sportif, les cinq derniers résultats disponibles pour Alcaraz sont les suivants : il a perdu contre Sinner 5-7 1-6, puis a battu Vacherot 5-7 1-6, Virtanen 5-7 1-6 et Bublik 5-7 1-6, avant de perdre contre Machac 5-7 1-6. Ces scores montrent surtout un point : le retour, même attendu, ne peut pas se confondre avec un simple retour “dans le tableau”.
Quand revoir Alcaraz ? La fenêtre après Wimbledon
Sur le calendrier, Wimbledon s’est conclu le 12 juillet. La tournée nord-américaine sur surfaces dures a officiellement commencé le 27 juillet, avec des tournois à Washington et à Los Cabos.
Alcaraz n’a jamais joué à Washington ni à Los Cabos dans les données communiquées. La suite la plus probable, selon le scénario évoqué, l’a conduit à attendre le Montreal Masters, qui démarre le 2 août, pour faire son retour.
À partir de là, l’objectif devient concret : rejouer en compétition sans compromettre le poignet droit. Et, dans le même temps, préparer la suite du swing nord-américain avec l’exigence de “toutes les garanties” que Ferrer a rappelée. Le prochain rendez-vous à surveiller, c’est donc le début du Montreal Masters, à partir du 2 août.




