Elena Rybakina a remporté dimanche son deuxième titre à Stuttgart et a confirmé en conférence de presse qu’elle ne vendrait pas sa deuxième Porsche. Face à Karolina Muchova, la Kazakh a signé une victoire en deux manches, en s’appuyant notamment sur un premier set qu’elle a su verrouiller.
Elena Rybakina a été récompensée une nouvelle fois par le tournoi allemand, puisque sa victoire lui a offert un modèle 911 en plus de la Porsche déjà présente dans son garage. L’histoire a fait sourire, mais le message a été clair : le plaisir de la récompense ne passait pas par une revente.
Stuttgart, deuxième titre et un premier set décisif
La finale à Stuttgart a basculé dès le premier acte. Rybakina a remporté le premier set 7-5, puis elle a accéléré pour conclure 6-1 dans la deuxième manche face à Karolina Muchova. Ce n’était pas une simple affaire de confort : le match a montré une capacité à rester solide quand la pression montait, avant de prendre l’ascendant.
Dans ses propos après la rencontre, la joueuse de 26 ans a mis en avant ce moment précis : elle a expliqué que le premier set avait été clé et qu’elle était restée concentrée jusqu’au bout. Elle a aussi rappelé qu’elle ne suivait pas directement l’écart au classement, même si son équipe le suivait parfois.
Le résultat a aussi compté dans son calendrier. À Stuttgart, elle a ajouté un nouveau trophée à son début de saison, avec un bilan de 25 victoires pour 5 défaites en 2026, selon les données mentionnées.
Un choix personnel : ne pas vendre, même avec une deuxième Porsche
À la question de savoir si elle envisageait de céder sa nouvelle acquisition, Rybakina n’a pas laissé de place au doute. Elle a déclaré ne pas vouloir vendre la voiture, précisant qu’il s’agissait de sa seconde Porsche. Le point important n’était pas la blague : c’était la posture. Elle a assumé l’idée d’un cadeau qui reste à la maison.
En 2024, lors de son premier sacre à Stuttgart, elle avait déjà remporté le Porsche Tennis Grand Prix après une finale remportée contre Marta Kostyuk sur le score de 6-2, 6-2. À l’époque, elle avait aussi reçu une supercar en récompense. Le fil rouge, aujourd’hui, a été la continuité : même si elle a changé de modèle, l’intention a été identique.
Rybakina a aussi rappelé un détail qui éclaire son rapport à la récompense. Lors de son premier titre, elle n’avait pas encore son permis. Depuis, elle l’a obtenu et a utilisé la Porsche reçue en 2024 pendant la période de préparation.
« Le premier set a été clé. Je suis restée concentrée jusqu’au bout. Je ne vends pas la voiture, même si c’est ma deuxième Porsche. »
La stratégie hors du terrain : maîtriser la pression, pas le classement
Ce qui ressort de ses mots, c’est une façon de gérer l’environnement. Rybakina a dit ne pas vérifier les points de classement ni la différence avec Aryna Sabalenka. Elle a ajouté que son équipe pouvait suivre ces éléments, mais elle-même a choisi de ne pas en faire un repère permanent pendant le match.
Sur le plan de la programmation, cela a un impact concret. En tournoi, elle a cherché à faire le travail au bon endroit : d’abord tenir le premier set, puis basculer. En conférence de presse, elle a relié son résultat à un paramètre simple — la concentration — plutôt qu’à une lecture froide du calendrier ou des écarts.
La finale à Stuttgart l’a aussi placée dans une dynamique propre au moment : elle a remporté son deuxième titre de l’année, et elle a ajouté à son année un nouvel objectif immédiat. Le tournoi allemand a servi de plateforme, mais l’enjeu suivant était déjà identifié.
La suite : Madrid, tête de série numéro 2 et entrée en lice au 2e tour
Rybakina a désormais un cap net : la saison sur terre battue se poursuit et elle se rend à l’Open de Madrid, où elle est annoncée comme tête de série numéro 2. Elle bénéficie en plus d’un bye au premier tour, ce qui change la gestion du volume et la façon d’aborder l’enchaînement.
Le choix du moment est cohérent : après Stuttgart, l’objectif est de préserver la marge de manœuvre physique et de garder un rythme de compétition sans multiplier les matches. Le tournoi espagnol devient donc le prochain point de validation, avec une entrée programmée au deuxième tour.
La question qui se pose maintenant est simple : est-ce qu’elle reproduira la même capacité à verrouiller le premier set, puis à accélérer, à Madrid ? Le calendrier ne pardonne pas, et chaque match en altitude sur terre battue pèse dans la course à la qualification et aux objectifs de classement.




