Interview

Elena Rybakina avoue le jet lag et une forme en baisse

Elena Rybakina a expliqué avoir subi un jet lag après Miami et une forme physique en baisse. À Stuttgart, elle lance sa saison sur terre en intérieur face à Diana Shnaider.

Lena Kovac
16 avril 2026
3 min
Elena Rybakina avoue le jet lag et une forme en baisse

Elena Rybakina a ouvert sa saison sur terre à Stuttgart en revenant, sans détour, sur les difficultés accumulées après le « Sunshine Double » : jet lag après Miami et une condition physique qui a « baissé », au point de devoir reprendre un travail physique avant de relancer l’entraînement. La n°2 mondiale a aussi profité de la conférence pour expliquer pourquoi elle aime jouer en conditions intérieures, là où tout se joue sans soleil ni vent.

Après Miami, le corps a réclamé sa part

Elena Rybakina a d’abord décrit le décalage horaire comme un obstacle concret. Elle a raconté qu’après Miami, elle avait surtout dormi, puis qu’une fois la préparation lancée, elle avait eu besoin de « faire du travail physiquement » pour retrouver son énergie. Dans sa narration, le tournant s’est situé à la fin du dernier match : elle a expliqué avoir senti « que sa forme a baissé » et qu’elle devait s’y remettre.

Les faits de mars la plaçaient aussi dans une séquence de matchs longs, avec des oppositions de haut niveau. Dans ses cinq derniers résultats fournis, elle a gagné face à Pegula (2-6 6-3 6-4), puis face à Gibson (6-2 6-2), avant de s’imposer encore contre Kostyuk (6-3 6-4) et Putintseva (6-3 6-3). Elle a aussi subi un revers contre Aryna Sabalenka (6-4 6-3), un score qui dit le niveau des confrontations.

Un Sunshine Double plus favorable, mais des repères à reconstruire

La joueuse a distingué le reste de son voyage de printemps. Elle a d’abord évoqué un début de balancier moins favorable lors du swing au Moyen-Orient, avec des résultats qui n’ont « pas particulièrement bien » tourné à Dubai et à Doha. En revanche, le Sunshine Double a laissé une impression plus positive : elle a terminé finaliste à Indian Wells et a atteint les demi-finales à Miami.

Ces repères-là ont servi de toile de fond à son retour sur terre. Elle a parlé de quelques jours nécessaires, puis de la reprise progressive de la préparation. Et, dans le même temps, elle a rappelé que le décalage après Miami avait pesé sur les sensations : « jet lag was pretty tough », puis la nécessité de recharger l’intensité avant de s’installer dans le rythme des entraînements.

Stuttgart en intérieur : jouer sans conditions

À Stuttgart, Rybakina a mis en avant un élément très concret : le confort des conditions indoor. Elle a expliqué que cela rend la pratique « plus facile », avec « pas de conditions, pas de soleil, pas de vent ». Depuis les tribunes, on imagine déjà la scène : balles qui glissent dans l’air stable, repères visuels plus nets, et ce sentiment de contrôle qui libère le mouvement.

Techniquement, elle a aussi souligné un détail utile pour l’atterrissage sur terre : même si ce n’est « pas vraiment du clay », on y « slide ». Elle a précisé qu’elle s’était entraînée « mostly indoor » ces derniers jours, ce qui donnait une continuité de sensation avant l’ouverture. À l’instant où le public retient son souffle autour du court central, cette cohérence de conditions prend un sens immédiat : l’adaptation devient moins brutale.

La feuille de route : Diana Shnaider, puis la suite de la saison

Pour lancer sa campagne à Stuttgart, Elena Rybakina affrontera Diana Shnaider. Le match s’inscrit dans l’ouverture de sa saison sur terre, et la n°2 mondiale arrive avec un objectif clair : retrouver l’énergie complète et remettre la condition au niveau attendu après le décalage décrit à Miami. Elle a insisté sur l’idée d’un travail physique « en préparation », puis d’un retour à une intensité plus stable.

Le prochain rendez-vous concret se dessinait donc dès le premier tour à Stuttgart, sur les bases qu’elle a elle-même posées en conférence : quelques jours pour récupérer, puis un cycle d’entraînement pour relancer le tempo. En toile de fond, la semaine compte aussi parce qu’elle s’y présente en tête de série, et qu’elle cherchera à enchaîner sans laisser le corps décider à sa place.

Propos recueillis avant son entrée en lice :

« Jet lag was pretty tough from Miami, so I was mostly sleeping... My fitness dropped »

Commentaires

0/2000
Chargement...