Novak Djokovic a remporté son 16e de finale à Wimbledon 2026 contre Roman Safiullin, mais il a reconnu ne pas avoir pris de plaisir. En conférence de presse, il a expliqué qu’il avait « survivre pour s’épanouir », tout en admettant qu’il n’était pas à l’aise sur le court. Fabrice Santoro a ensuite commenté ces mots, en y voyant la force motrice d’un champion.
Santoro a réagi aux déclarations du Serbe en prenant un angle très personnel. L’ancien joueur français a estimé que ce qu’a dit Djokovic montrait une obsession intacte pour la réussite, même quand le jeu n’est pas fluide. Il a rappelé que, malgré le nombre de fois où Djokovic a joué Wimbledon, il a toujours réussi à atteindre des étapes très avancées.
Djokovic a gagné sans se sentir « bien » sur le court
Après sa victoire à Wimbledon 2026, Novak Djokovic a décrit son match comme un exercice de gestion plutôt que comme une partie qu’il a savourée. Il a notamment confié qu’il n’avait pas eu l’impression d’être à son niveau et qu’il avait été soulagé de terminer avec un succès. Le message était clair : le résultat comptait, même si le confort était absent.
Il a aussi relativisé la portée d’un record à Wimbledon, en expliquant que son attention se portait sur la recherche du bon niveau. Dans ses mots, la satisfaction n’a pas accompagné la performance.
« Satisfaction et plaisir n’étaient pas au rendez-vous dans la victoire d’aujourd’hui. Bien sûr, je suis soulagé et heureux de gagner, mais je ne l’ai pas apprécié. »
Ce décalage entre efficacité et ressenti a donné le ton. Djokovic a ajouté qu’il avait eu du mal à retrouver le jeu qu’il cherchait, avant de conclure que « une victoire reste une victoire », avec l’espoir de construire pour la suite.
Le regard de Santoro : la faim de gagner avant tout
Fabrice Santoro a pris ces propos comme une preuve de motivation. À l’entendre, Djokovic n’a pas seulement continué à performer : il a conservé une forme de colère contre la défaite. L’ancien joueur a insisté sur l’ampleur du travail accompli à Wimbledon, en soulignant que très peu de joueurs ont eu l’occasion d’y jouer autant de fois et d’atteindre autant de quarts.
Il a aussi dressé un parallèle entre son propre parcours et celui de Djokovic, en mettant l’accent sur la place de l’insatisfaction.
Santoro a présenté cette posture comme un carburant : ne pas s’endormir sur les résultats, rester exigeant sur la façon de jouer.« J’aurais aimé être malheureux plus souvent durant ma carrière. »
Dans son analyse, Djokovic reste un joueur qui pousse ses limites, même à un âge avancé. Santoro a évoqué l’idée d’un nouvel objectif à Wimbledon, en reliant ce désir de gagner à l’envie de réécrire encore une page de l’histoire du tennis.
Le schéma : survivre, puis chercher l’étincelle
Ce qui a fait la différence, c’est la façon dont Djokovic a raconté la construction de son match : il a d’abord pris la sortie de route la plus importante, celle qui consiste à rester en vie dans un tournoi à élimination directe. Ensuite seulement, il a placé l’amélioration comme une étape suivante. Cette logique « survit pour s’épanouir » a une traduction très concrète : accepter un match imparfait, puis revenir au niveau recherché pour le tour d’après.
On voit un changement dans l’approche du discours : le Serbe n’a pas présenté son succès comme une démonstration de jeu. Il l’a présenté comme un passage obligatoire, avec une marge à combler. À ce niveau, la marge est infime : quand le confort disparaît, il faut quand même tenir le cadre du résultat.
Pour la suite, Djokovic disputera le prochain tour de Wimbledon 2026. Son objectif reste double : gagner en continuant à s’installer dans le niveau qu’il juge nécessaire, tout en défendant sa place dans la dernière ligne droite du tournoi.




