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Djokovic vers Roland Garros : Ivanisevic y croit encore

Absent de Monte-Carlo, Djokovic prépare en retrait Roland Garros. Son ancien entraîneur Ivanisevic prévient : le Serbe reste un prétendant sérieux aux Grands Chelems.

Lena Kovac
29 mars 2026
3 min
Djokovic vers Roland Garros : Ivanisevic y croit encore

Novak Djokovic a fait l'impasse sur Miami et ne sera pas à Monte-Carlo. À 38 ans, le Serbe gère son calendrier avec soin, les yeux rivés sur Roland Garros. Son ancien entraîneur Goran Ivanisevic prévient tout le monde : l'écarter de la course aux Grands Chelems serait une erreur.

Une finale à Melbourne pour taire les doutes

Djokovic, actuellement troisième mondial, a répondu aux sceptiques lors de l'Open d'Australie 2026. Beaucoup l'imaginaient hors de portée dans les formats en cinq sets. Il atteignit la finale à Melbourne Park, éliminant au passage Jannik Sinner en demi-finale — le numéro 2 mondial.

Le match contre le transalpin fut à lui seul une démonstration de caractère. Mené deux sets à un, Djokovic renversa la situation pour s'imposer 3-6, 6-3, 4-6, 6-4, 6-4. On l'a vu à son langage corporel dans les moments décisifs : mâchoires serrées, regard fixe sur la balle, cette façon de rebondir légèrement sur la pointe des pieds entre chaque point, comme pour relancer une mécanique intérieure que les années n'ont pas éteinte.

Un calendrier pensé autour des Majeurs

Depuis l'Open d'Australie, le Serbe a fait une croix sur une grande partie du circuit. Après une absence en février, il revint à Indian Wells où il s'inclina au deuxième tour face à Draper. Miami ne figura pas dans son agenda, pour cause de gêne à l'épaule. Monte-Carlo non plus.

La logique est claire : à ce stade de sa carrière, Djokovic choisit ses batailles. Ce n'est pas du retrait — c'est une gestion assumée de l'effort, centrée sur les échéances qui comptent le plus à ses yeux. Rome pourrait lui servir de test avant d'entamer la quinzaine parisienne.

Ivanisevic : « Le mot impossible n'existe pas dans son vocabulaire »

Dans un entretien accordé à la chaîne Sportklub, Goran Ivanisevic — qui a entraîné Djokovic pendant plusieurs années — a pris la parole avec une conviction tranchée. L'ancien champion de Wimbledon refuse d'enterrer son ancien poulain.

« Je sais que le mot impossible ne fait pas partie de son vocabulaire. Bien qu'il dispute peu de tournois, il reste dans les premières positions du classement ATP. Seuls Jannik Sinner et Carlos Alcaraz le devancent aujourd'hui. On ne peut jamais exclure Nole dans les tournois les plus prestigieux. »

La remarque d'Ivanisevic sur le classement mérite attention : troisième mondial malgré un calendrier allégé, Djokovic conserve un positionnement qui lui garantit les meilleures têtes de série dans les Grands Chelems. Ce n'est pas anodin.

Roland Garros comme horizon

Tout, dans la gestion actuelle de Djokovic, pointe vers la Porte d'Auteuil. L'absence à Monte-Carlo et la prudence autour de son épaule suggèrent qu'il préfère arriver frais à Paris plutôt que de s'user sur la tournée de printemps. Rome, si sa santé le permet, sera le dernier indicateur avant le Grand Chelem français.

Roland Garros débutera début juin. D'ici là, Sinner et Alcaraz continueront d'accumuler des points et de la confiance sur terre battue. Djokovic, lui, misera sur une préparation ciblée. Le scénario de Melbourne — revenir dans un match après avoir été mené — a montré que la mécanique tourne encore. Reste à savoir si l'épaule tiendra le rythme d'une quinzaine en cinq sets.

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