À 37 ans et classé quatrième mondial, Novak Djokovic aborde la seconde partie de saison avec un objectif clair : conserver sa position dans le top 4 avant Roland-Garros. Greg Rusedski, dans son podcast, a mis en garde le Serbe contre un décrochage au classement qui compliquerait sérieusement son tableau dans les prochains Grands Chelems.
La logique du tableau : pourquoi le top 4 change tout
Novak Djokovic n'a pas simplement besoin de points pour figurer en bonne place. Selon Rusedski, c'est précisément le seuil du top 4 qui importe, car il conditionne la partie du tableau dans laquelle le Serbe peut être versé lors des Grands Chelems.
L'argumentaire de l'ancien joueur britannique est limpide : en restant dans les quatre premières têtes de série, Djokovic s'épargne un croisement anticipé avec Zverev — et maximise ses chances d'atteindre les demi-finales sans affronter simultanément Alcaraz et Sinner.
« Pour gagner un Grand Chelem aujourd'hui, il faut généralement passer par Alcaraz et Sinner. Alors imaginez que Novak sorte du top 4 et qu'il doive en plus affronter Zverev. Pour lui, l'essentiel est de conserver cette quatrième place pour se donner une chance à Wimbledon. »
Un calendrier à gérer avec soin
La gestion du calendrier printanier sera déterminante. Rusedski a estimé que Madrid ou Rome constituerait le premier vrai engagement de la saison sur terre battue pour Djokovic, avant une montée en régime en vue de Roland-Garros.
En regardant de plus près la situation de points, l'équation n'est pas catastrophique à court terme : le Serbe ne défend que peu de points sur les prochaines semaines, ce qui lui permettrait d'éviter Monte-Carlo et Madrid sans descendre immédiatement hors du top 4.
La fenêtre Roland-Garros est en revanche plus délicate. Djokovic avait atteint les demi-finales à Paris l'an dernier, ce qui représente un volume de points conséquent à défendre cette saison. Un parcours plus court en 2026 pourrait peser lourd sur son classement estival.
Ce que le score ne dit pas toujours
Sur le plan comptable, les résultats récents de Djokovic illustrent la difficulté de la période : une défaite contre Draper au tie-break du troisième set, une autre face à Alcaraz, mais aussi une victoire face à Sinner après cinq sets disputés. Autant de matchs serrés, disputés contre les meilleurs du circuit, qui ne permettent pas de tirer de conclusions tranchées sur l'état de forme du Serbe.
Ce que les chiffres confirment, en revanche, c'est que chaque match contre le top 10 se joue à très peu de choses. Dans ce contexte, la tête de série a une valeur concrète : elle ménage le tableau et réduit le risque d'une rencontre décisive trop tôt dans la compétition.
Roland-Garros et Wimbledon comme horizon
La prochaine échéance majeure est Roland-Garros, prévu fin mai à Paris. Djokovic devra y défendre ses points de demi-finaliste 2025, ce qui en fait un tournoi à double enjeu : sportif, bien sûr, mais aussi comptable. Un échec prématuré à Porte d'Auteuil accentuerait la pression sur Wimbledon, que Rusedski cite explicitement comme l'objectif principal du Serbe en 2026.
La question de la participation aux Masters 1000 de terre battue — Monte-Carlo, Madrid, Rome — devrait donc se préciser dans les prochaines semaines. Chaque décision d'absence ou de présence aura un impact direct sur sa position au classement à l'entame de la quinzaine londonienne.




