Novak Djokovic a répondu, dans une interview, aux rumeurs qui lui prêtaient des motivations personnelles autour de ses engagements hors du court. À Roland-Garros, le Serbe a aussi enchaîné des matchs du tableau principal, avec l’objectif d’aller plus loin sur la quinzaine parisienne.
Dans le tableau principal, Novak Djokovic a notamment battu Giovanni Mpetshi Perricard au premier tour, puis Valentin Royer au deuxième tour. Avant la suite de la compétition, il a désormais rendez-vous avec Joao Fonseca au tour suivant.
Des propos qui ont visé le cœur du débat
Les critiques ont pris de l’ampleur ces dernières années, alimentées par l’idée que Djokovic chercherait d’abord son intérêt. Dans l’interview évoquée, il a rappelé qu’il ne reconnaissait pas ces intentions et a dit que ces récits l’avaient touché.
Il a notamment expliqué que la création de la Professional Tennis Players Association (PTPA), fondée avec Vasek Pospisil, répondait à un objectif d’aide concrète. Il a insisté sur le fait que l’organisation devait améliorer les conditions des joueurs les moins bien classés, ceux qui ne disposent pas des mêmes opportunités que les têtes d’affiche.
« Il y a des gens qui pensent que j’ai des motivations cachées et que je fais tout par intérêt personnel. Ce n’est pas vrai. »
Le ton a aussi été celui de la lucidité blessée. Djokovic a décrit un décalage entre son intention et la manière dont l’opinion a interprété ses actions.
« Ça m’a fait mal. Par exemple, en 2020, j’ai aidé à former la PTPA pour aider les joueurs moins bien classés à qui l’on n’offre pas les mêmes chances que j’ai et que beaucoup d’autres top joueurs ont. Mais les récits ont été différents de mon intention. Ça m’a fait mal. Je suis humain », a-t-il ajouté.
Roland-Garros comme rampe de lancement
Sur le court parisien, le parcours récent de Djokovic a reposé sur des matchs dont les scores montrent une alternance de temps forts et de moments plus tendus. Lors de la séquence de cinq rencontres mentionnées, il a d’abord bat Royer 6-3 6-2 6-7(7) 6-3. L’issue a combiné une avance nette puis une alerte au troisième set.
Le match suivant l’a vu bat Mpetshi Perricard 5-7 7-5 6-1 6-4. Après avoir cédé le premier set, il a repris la main dans la durée, avec un troisième set conclu sur un écart.
Mais la même période a aussi comporté des revers : il a perd contre Prizmic 6-2 2-6 4-6, puis a perd contre Draper 6-4 4-6 6-7(7). Enfin, il a bat Kovacevic 6-4 1-6 6-4, avec un troisième set qui a tranché.
À Roland-Garros, le contexte est clair : après deux tours gagnés, l’étape suivante l’oppose à Joao Fonseca. L’enjeu est immédiat, car un tour de plus au tableau principal l’emmènerait plus loin dans la quinzaine.
PTPA, boycott et image publique
Les discussions autour des fonds du Grand Chelem ont aussi pesé dans le débat public. Djokovic a exprimé son soutien aux joueurs, tout en précisant qu’il n’avait pas mené les négociations liées à une instance appelée World Tennis Authority et qu’il ne souhaitait pas s’y impliquer directement.
Son idée de départ pour la PTPA a été décrite comme une réponse à une réalité économique très dure pour les joueurs moins installés. L’objectif affiché a porté sur une répartition plus équitable de l’argent des tournois, l’optimisation du calendrier et des mesures autour de la santé et de l’assurance.
Dans l’argumentaire, une dimension juridique a aussi été mise en avant. Le dispositif Athlete Counsel & Equity program devait permettre aux joueurs de bénéficier d’une défense juridique sans frais en cas d’accusations de dopage, afin de réduire l’écart entre les stars les plus riches et les joueurs aux moyens plus limités.
La suite, désormais, se joue sur le court. À Roland-Garros, la prochaine échéance pour Djokovic l’oppose à Joao Fonseca. Le match du tour suivant se présente comme un passage obligé pour continuer d’avancer dans le tableau principal et consolider sa trajectoire sur la quinzaine parisienne.




