Novak Djokovic a décidé de ne pas disputer l’ATP 250 de Genève après son élimination la plus rapide à Rome. À Foro Italico, sur le court en terre battue, il a été battu par Dino Prizmic sur le score de 2-6, 6-2, 6-4. Dans les tribunes, l’ambiance a basculé au moment où le Croate a enchaîné les points importants au service.
Un match basculé dans le troisième set
À Rome, Djokovic a d’abord donné l’impression de contrôler l’échange avec un tempo plus régulier, jusqu’à ce que les difficultés physiques viennent gêner son rythme. Au deuxième set, il a retrouvé plus de justesse, puis il a tenu bon malgré des problèmes digestifs évoqués pendant la rencontre. Sur chaque changement de côté, on l’a vu ajuster sa posture, se redresser plus vite derrière la ligne et accélérer ses relances pour remettre de l’ordre dans l’échange.
Prizmic a profité des moments de tension. Le Croate a pris une avance décisive en s’emparant d’un double break pour gagner le premier set 6-2, puis il a gardé la main en prenant l’ascendant d’entrée dans le set décisif. Dans le dernier acte, il a décroché un break plus tôt, et il a conclu en servant avec une constance suffisante pour empêcher Djokovic d’installer son enchaînement.
Genève écarté, place au travail à l’entraînement
Après cette défaite à Rome, l’entourage a opté pour un choix clair : Djokovic s’est retiré de l’ATP 250 de Genève. La décision s’inscrivait dans un calendrier où le Serbe avait déjà sauté plusieurs étapes avant de revenir à Foro Italico. Son programme avait été interrompu pendant près de deux mois, puis il avait manqué Miami, Monte Carlo et Madrid avant d’entrer dans le tournoi de Rome.
Sur le court d’entraînement, on l’a vu privilégier le travail de relâchement et de répétition des gestes, plutôt que d’ajouter un match de plus à Genève. L’idée était de préparer la deuxième levée majeure de la saison en gardant du temps sur les jambes et sur la mécanique. Depuis les tribunes, on sentait cette tension particulière : moins d’options, plus de concentration.
Une entrée sur terre sans victoire en tournoi
Le départ de Rome a aussi changé une donnée concrète : pour la première fois depuis sa participation à Paris, Djokovic aborde le Grand Chelem sur terre battue sans avoir remporté de tournoi ATP sur cette surface. L’an dernier, il avait déjà subi une sortie précoce à Rome et avait utilisé Genève comme étape de préparation avant Roland-Garros.
En 2026, sa saison sur la terre a été plus courte que d’habitude : il n’a disputé que trois tournois jusqu’ici. À l’Australian Open, il a notamment atteint sa 11e finale à Melbourne. Mais à Rome, le corps a imposé ses limites, et l’adversaire a su transformer ces fenêtres. Un revers plus compact, un déplacement plus court derrière la balle : chaque ajustement semblait compter quand l’échange s’allongeait.
La suite immédiate se jouera à Roland-Garros, où Djokovic vise une nouvelle entrée dans le tableau principal sans passer par Genève. Pour le prochain match, il devra d’abord composer avec son premier adversaire à Paris, avec l’objectif de défendre ses points au fil des tours et de sécuriser la trajectoire attendue sur la deuxième semaine du Grand Chelem.




