Novak Djokovic a traversé une séquence qui a fait réagir le Center Court : perte de contrôle, insultes audibles et un incident avec une chaise d’arbitre lors de son match du 16e de finale contre Roman Safiullin. Malgré ce climat électrique, il a tenu son rang et s’est qualifié pour le tour suivant.
Novak Djokovic a perdu son service tôt dans le troisième set, puis a explosé. Sur le court, il a juré à haute voix, en mêlant deux langues, avant qu’un avertissement pour obscénités audibles ne tombe immédiatement. Le point suivant a basculé dans le spectaculaire : dans un geste de frustration, il a envoyé la balle avec force et sans maîtrise, atteignant la chaise du juge de chaise, située à côté de l’arbitre et du garçon de balle.
Quand le contrôle disparaît, le match devient une lutte
Le stade a réagi avec des réactions bruyantes, et l’image a rappelé un précédent qui a marqué les esprits. Ce n’était plus seulement une question de points à défendre : c’était une gestion de pression, puis une gestion de soi, au moment où l’émotion prenait le dessus. Djokovic a ensuite basculé dans l’essentiel, celui qui compte quand les nerfs se mettent en travers : finir le travail malgré tout.
Sur l’ensemble de la rencontre, il a finalement dominé Roman Safiullin en quatre sets : 7-6(6) 6-3 3-6 6-3. C’est un résultat qui a compté parce qu’il a effacé l’ombre de l’incident, sans pour autant effacer la nécessité d’élever le niveau de maîtrise pour la suite.
Le message de vestiaire : survivre à la journée
En entretien, Djokovic a mis des mots sur ce qui arrive quand le match ne se déroule pas comme prévu. Il a expliqué que le contrôle n’existe pas réellement depuis longtemps, et que le comportement sur le court dépend de nombreux facteurs, y compris ceux extérieurs. Son idée était claire : quand ça tourne mal, il faut trouver une solution, d’abord pour soi, puis composer avec l’adversaire et tout le reste.
« Il n’y a pas de contrôle, il a été perdu depuis longtemps. »
Il a aussi insisté sur l’idée de “survie” dans ces moments-là. Il a dit être fier de sa capacité à trouver une voie le jour de la rencontre, et à transformer ce qui aurait pu le déstabiliser en point positif. Ce n’était pas une excuse : c’était une lecture de son propre mécanisme quand la pression monte.
Un objectif immédiat : Felix Auger-Aliassime
Le tour suivant l’attendait déjà : Felix Auger-Aliassime. Et ce choix de programmation, ou plutôt cette suite logique, a un impact direct sur la performance. Enchaîner après un match où le contrôle a vacillé impose une remise au carré rapide : la marge de manœuvre se réduit dès le prochain adversaire.
Djokovic est en effet passé par plusieurs matchs avant celui-ci, avec des résultats nets mais différents d’un point de vue du scénario : contre Rinderknech, il a gagné 7-5 6-4 1-6 7-6(4) ; contre Tsitsipas, il a gagné 6-3 6-4 6-2 ; contre Wu, il a gagné 6-4 5-7 6-4 6-4 ; et contre Fonseca, il a perdu 6-4 6-4 3-6 5-7 5-7. Dans ce type de parcours, chaque match a pesé, mais celui contre Safiullin a surtout posé la question de la discipline émotionnelle.
La suite probable a donc un nom et un enjeu concret : Felix Auger-Aliassime attend Djokovic au tour suivant. L’objectif immédiat est simple à formuler : rester dans le tableau principal sans laisser la pression et la frustration prendre le contrôle. Le prochain match allait aussi conditionner le niveau de confiance à l’approche de Wimbledon, où les attentes autour de lui sont particulièrement élevées.




