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Djokovic et une gêne à l'avant-bras avant Draper

Qualifié pour les quarts de finale d'Indian Wells après sa victoire sur Kovacevic (6-4, 1-6, 6-4), Djokovic a reconnu gérer une douleur persistante à l'avant-bras avant d'affronter Jack Draper.

Lena Kovac
10 mars 2026
3 min
Djokovic et une gêne à l'avant-bras avant Draper

Novak Djokovic s'est qualifié pour les quarts de finale d'Indian Wells en battant Aleksandar Kovacevic 6-4, 1-6, 6-4 au troisième tour, lundi 9 mars. Le Serbe, troisième joueur mondial, a évoqué en zone mixte une douleur persistante à l'avant-bras qui l'a accompagné tout au long de la rencontre.

Un match en trois actes sur dur

Sur le court d'Indian Wells, le match a eu le profil d'une lutte en dents de scie. Djokovic a remporté le premier set 6-4 avant de concéder le deuxième 1-6, puis a su reprendre l'avantage dans un troisième acte serré, conclu 6-4 (voir le détail du match). Deux sets gagnés, un cédé, et une qualification arrachée sans filet.

Les statistiques racontent une rencontre contrastée. Djokovic a signé 6 aces pour 4 doubles fautes, en trouvant 63 % de premières balles. En face, Kovacevic a frappé 16 aces pour une seule double faute, avec 56 % de premières. Le Serbe a converti 2 % de ses balles de break — même chiffre que son adversaire. Des chiffres qui restituent l'équilibre fragile de certains échanges, même si le résultat, lui, ne laisse aucune ambiguïté.

La douleur à l'avant-bras, un bruit de fond persistant

En conférence de presse après le match, Djokovic a décrit une gêne singulière : la douleur à son avant-bras s'atténue à mesure qu'il sert, mais resurgit dès qu'il marque une pause prolongée. Ce n'est pas une blessure qui immobilise, c'est un signal qui revient par intermittence.

« C'est un peu étrange : plus je sers, mieux je me sens. Mais si je ne sers pas pendant cinq ou six minutes, les deux premiers services du jeu suivant sont un peu douloureux. J'avance avec ça. Ce n'est pas quelque chose que je n'ai jamais vécu. C'est le lot du tennis à ce niveau, mais globalement le corps va bien. J'espère que ça ira mieux chaque jour. »

Le geste du service devient donc, paradoxalement, son meilleur antidote. Le mouvement d'armé, la rotation de l'avant-bras au moment du dégagement — ce sont précisément ces enchaînements répétés qui semblent maintenir la zone en température. Dès que le corps refroidit, la douleur rappelle sa présence. Un équilibre précaire que Djokovic gère séquence par séquence.

Draper en quarts : un défi que le Serbe dit vouloir

La suite s'appelle Jack Draper. Le Britannique sera l'adversaire de Djokovic en quarts de finale, et le Serbe ne s'en est pas caché : ce type de confrontation, face à un joueur jeune qui joue à son meilleur niveau, correspond exactement à ce qu'il recherche. Il a expliqué que son souhait le plus profond est de se mesurer à la nouvelle génération — et de voir si elle peut réellement le battre.

Une déclaration qui dit beaucoup sur l'état d'esprit d'un joueur de 38 ans qui ne conçoit pas ses participations comme des présences honorifiques. Depuis les tribunes, on sentait dans ses déplacements entre les points — posture droite, regard fixe devant lui, pas pressés vers la ligne de fond — que la compétition reste son carburant principal.

La rencontre face à Kovacevic a par ailleurs succédé à une victoire contre Majchrzak au tour précédent (4-6, 6-1, 6-2). Le chemin vers le titre passe encore par plusieurs obstacles.

Un quart de finale à fort enjeu

Djokovic affrontera donc Jack Draper en quarts de finale à Indian Wells dans les prochains jours. Pour le Serbe, actuellement troisième mondial, l'enjeu est de confirmer sa place dans le dernier carré d'un tournoi majeur sur dur, où les points distribués pèsent lourd dans la course au classement. La question de l'avant-bras restera suspendue au-dessus de ce match : si le froid du court ou une pause prolongée entre les jeux contrarie son geste, c'est la régularité de son service — base de son jeu — qui pourrait en pâtir.

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