Novak Djokovic ne participera pas au Masters 1000 de Miami. Le Serbe, actuellement classé troisième mondial, a prévenu les organisateurs avant même le tirage au sort, invoquant une blessure à l'épaule droite. Une absence qui n'a guère surpris Tim Henman, qui s'interroge désormais sur le programme de Djokovic jusqu'à Roland Garros.
Une décision anticipée, une blessure invoquée
Novak Djokovic a pris soin de prévenir les organisateurs avant la cérémonie du tirage au sort, leur épargnant un forfait de dernière minute. La blessure à l'épaule droite est officiellement avancée pour expliquer cette absence. À 38 ans, le Serbe gère désormais son calendrier avec une attention particulière portée à ses signaux physiques.
Son tournoi à Indian Wells s'était conclu dès le quatrième tour, battu par Jack Draper sur le score de 4-6, 6-4, 7-6(7) après une rencontre âpre. Voir le détail du match. Une défaite qui, combinée aux exigences d'une saison sur plusieurs surfaces, semble avoir pesé dans la décision de souffler avant la saison de terre battue.
Henman : « Ce n'est pas une énorme surprise »
Interrogé par Sky Sports en marge du deuxième Masters 1000 de la saison, l'ancien joueur britannique Tim Henman n'a pas caché qu'il s'y attendait. Sa lecture du calendrier de Djokovic va plus loin.
« Je ne pense pas que ce soit une énorme surprise. Djokovic est très sélectif sur les tournois qu'il joue à ce stade de sa carrière [...] Je n'exclus pas qu'il puisse choisir de concentrer son attention directement sur Wimbledon. Ce n'est pas un scénario impossible. »
Henman soulève notamment la question de la terre battue, qu'il qualifie de surface la plus exigeante sur le plan athlétique. Le nombre de tournois que Djokovic disputera entre Miami et Roland Garros reste entièrement ouvert, selon lui.
Les Grands Chelems, boussole de fin de carrière
Ce forfait s'inscrit dans une logique désormais bien installée : Djokovic trie, choisit et préserve. Le début de saison 2026 avait pourtant offert une image forte du Serbe, qui avait atteint la finale de l'Open d'Australie en battant Jannik Sinner au terme d'une rencontre à cinq sets.
Avant cela, Miami figurait dans son calendrier 2025 et il y avait atteint la finale, s'inclinant contre le Tchèque Jakub Menšík à un set du titre. Cette année, la donne est différente : le corps a le dernier mot.
Ce qui fait la différence dans la gestion d'un tel calendrier, c'est précisément cette capacité à renoncer. Non par désintérêt, mais par calcul. Chaque tournoi disputé est désormais un choix délibéré, pas une obligation de circuit.
La suite : terre battue et question Wimbledon
Le prochain grand rendez-vous pointe vers Roland Garros, dont la date approche dans le calendrier du printemps européen. Henman ouvre explicitement la possibilité que Djokovic fasse l'impasse sur une partie, voire sur l'ensemble de la saison en terre battue pour se concentrer sur Wimbledon. Aucune confirmation officielle n'a été donnée sur les prochains engagements du Serbe. Son calendrier avant le grand chelem parisien reste, pour l'heure, une page blanche.




